16.03.2008

François Cuillandre élu maire de Brest

numéro un

Résultats des élections municipales à Brest - 2éme tour - 16 mars 2008



55 siéges à pourvoir

Electeurs inscrits : 87872
Votants : 44201
Exprimés : (non renseigné)
"Blancs" (en % des votes exprimés)  : (non renseigné) % soit 2260 votes blancs
Nuls : Pas de posibilité de voter nul dû au fait de l'utilisation imposée d'ordinateurs de vote opaques et invérifiables.

Participation : 50,30 %
soit un taux d’abstention de 49,70 %
43671 électeurs brestois ne sont pas allés voter au second tour des élections municipales de 2008.

Liste "Brest en marche"
25448 voix - 60,68 % des suffrages exprimés

Liste "Ensemble, ambitieux pour Brest"
11996 voix - 28,60 % des suffrages exprimés

Liste Pellicano
4497 voix - 10,72 % des suffrages exprimés


13.03.2008

Village pipole (2)

Village pipole

Quand des candidats à une élection raménent le débat politique à la lecture de leur carnet d’adresse “pipole”, l’on évalue assez vite qu'ils n’ont pas particulièrement envie de s’adresser à la partie la plus développée de notre encéphale. En la manière le candidat François Cuillandre pourra se revendiquer d’avoir été le meilleur. En effet, je n’arrive toujours à comprendre ce que les soutiens de Christophe Miossec ou de Jane Birkin (en l’occurence n’habitant pas la ville de Brest) auront apporté au débat pour défendre le projet de la liste “Brest en marche”. Quand je lis ce matin dans la presse locale que deux footballeurs, quoique certainement fort doués dans leur domaine d’activité sportive, s’impliquent d’une façon aussi engagée dans le déroulement de cette campagne électorale, je reste dubitatif sur la nature du nouvel argument que François Cuillandre veut mettre en avant par cette annonce pour convaincre les électeurs de lui confier les clés de la Ville de Brest dimanche prochain. Que l'on voudrait prendre les citoyens pour des imbéciles, l'on ne s'y prendrait autrement. La spéculation émotive serait elle le nouvel eldorado en matiére de marketing politique ?

11.03.2008

“Brest en marche” dit non à la “Gauche debout”

La liste “La gauche debout” avec 8,9 % des voix exprimés au premier tour qui ne pouvait prétendre à figurer au second tour avait tenté sans véritablement conviction un rapprochement avec la liste “Brest en marche”. Sans surprise la tête de liste stauskhanienne et ses alliés “de gauche” n’ont pas répondu positivement à cette requête. On peut légitement comprendre que François Cuillandre n’ai pas souhaité prendre le risque de proposer une tribune et de la visibilté au sein des instances municipales à la liste de gauche alternative et écologiste en validant cette alliance. En effet, François Cuillandre a déjà la certitude de la docilité des petits groupes de gauche qui l’avait accompagné lors de son premier mandat en cas de l'obtention d’une majorité des suffrages dans les “urnes” dimanche prochain (pardon, dans les ordinateurs de vote...). L’on peut déjà toutefois observer un changement des lignes de force à la gauche du Parti Socialiste. Même si la “La gauche debout” ne sera pas représentée dans les instances municipales et communautaires municipales durant les six prochaines années, cette nouvelle entité dans le payage politique local peut déjà s’afficher désormais comme le second groupe brestois à gauche en terme de base électorale. “La gauche debout” peut aussi déjà revendiquer d’avoir véritablement assis le débat du retour à une gestion publique de l’eau là où les autres petites formations de gauche s’étaient inscrites aux abonnés absents durant cette campagne des municipales. Reste aux membre de “La gauche debout” à donner rapidement une existence pérenne à leur “collectif” au risque de suivre la même destinée que feu “BAGA” (Brest à gauche autrement). A suivre...

10.03.2008

Résultats des élections municipales à Brest - 1er tour - 9 mars 2008

électeurs inscrits : 87872
Votants : 46623
Exprimés : 44929
"Blancs" (en % des votes exprimés)  : 3,63 %
Nuls : Pas de posibilité de voter nul dû au fait de l'utilisation imposée d'ordinateurs de vote opaques et invérifiables.

Participation : 53,06 %
soit un taux d’abstention de 46,94 %
41249 électeurs brestois ne sont pas allés voter au premier tour des élections municipales de 2008.

Liste "Brest en marche"
20573 voix - 45,79 % des suffrages exprimés
se maintient pour le second tour.

Liste "Ensemble, ambitieux pour Brest"
9446 voix - 21,02 % des suffrages exprimés
se maintient pour le second tour..

Liste Pellicano
5234 voix - 11,65 % des suffrages exprimés
se maintient pour le second tour.

Liste "Pour Brest la gauche debout"
4037 voix - 8,99 % des suffrages exprimés

Liste "Brest au coeur"
3869 voix - 8,61 % des suffrages exprimés

Liste "ouvrière et socialiste"
1030 voix - 2,29 % des suffrages exprimés

Liste Lutte Ouvrière
741 voix - 1,65 % des suffrages exprimés


=> Résultats par bureaux de vote lors du premier tour à Brest (9 mars 2008).
Elections cantonales : seuls les cantons Brest Centre et Brest Bellevue sont renouvelés cette année.

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08.03.2008

Comment contester l'utilisation des machines à voter

En 2004, l'usage d'ordinateurs de vote opaques et invérifiables a été imposé sans débat par la municipalité aux électeurs et électrices brestois.

Afin d'exprimer (encore une fois !) en toute légalité votre désaccord avec cette régression démocratique et revendiquer votre souhait du retour à Brest au vote papier avec urnes transparentes, il vous est proposé un modèle de lettre à remettre aux président-e-s de votre bureau de vote et à joindre au procès-verbal du scrutin.

Modèle de lettre type à télécharger :

- Document au format .RTF ou au format .PDF

Vous pouvez reprendre le texte ci-dessous ou l’adapter :

=============
[Prénom, Nom]
[Adresse]
29200 Brest

Brest, le 09 mars 2008


Elections municipales et cantonales - 1er tour


Bureau de vote de Brest numéro [numéro]


Contestation de l'utilisation de machines à voter


Monsieur le Président du Bureau de vote,
Madame la présidente du Bureau de vote,


Mon bureau de vote est équipé d’une machine à voter.

J’ai toujours voté jusqu’à présent avec des bulletins en papier dans des conditions qui donnaient satisfaction.

Aujourd’hui je n’ai pas eu la possibilité de voter avec un bulletin papier comme je le souhaitais.

Avec cette machine, rien ne me permet de vérifier que les votes sont enregistrés correctement. Le contrôle visuel et la possibilité de recomptage qui existaient avec le dépouillement des bulletins papiers ne sont plus possibles.

Il m’est demandé de faire confiance à une technologie que je ne connais pas, et qui est maîtrisée par une société informatique à laquelle je ne souhaite pas déléguer la transmission de mon vote.

Je souhaite revenir à l'organisation d'un vote avec bulletin "papier", avec la possibilité de vérifier simplement la validité du scrutin au moment du dépouillement.

Je vous demande de faire figurer cette demande au procès-verbal de l’élection.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, Madame la Présidente, mes sincères salutations,


Signature


=============

Les présidents et assesseurs des bureaux de vote connaissent cette démarche et prendront cette lettre qu’ils joindront au procès-verbal de votre bureau de vote. Il est conseillé la plus grande courtoisie lors de votre remise de lettre. Perturber le bon déroulement d’une élection reste répréhensible et n’engagerait que la responsabilité de son auteur.

- A lire aussi sur le site internet Ordinateurs-de-vote.org:
Action : élections municipales et cantonales 2008


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07.03.2008

Il était une fois... des urnes transparentes

Le 1er janvier 1991 l’utilisation d’urnes transparentes devenait obligatoire en France suite à la mise en application de la loi numéro 88-1262 du 30 décembre 1988. Une véritable révolution dans le système électoral français. Tout scrutin ne pourrait désormais se dérouler qu’avec des urnes dont les quatre faces verticales seraient transparentes. La finalité de ce choix était de permettre à tout électeur de pouvoir observer que les urnes étaient réellement vides au début du scrutin. Ce processus de transparence était présenté alors comme un procédé antifraude légitimement compréhensible par tout le corps électoral. L’on en comprend effectivement le sens. Comme le commentait le journaliste Jean-Pierre Beuve dans Ouest-France du 17 octobre 1990, “...Lors des prochaines consultations électorales, Marianne y verra plus clair.” . A partir du moment où l’on en s’en donnait la peine, les étapes de l’élection étaient dorénavant contrôlables par le peuple, le système répondant aux exigences de notre Constitution (“gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple”). Cette transparence a perduré jusqu’à aujourd’hui en ce qui concerne les scrutins traditionnels avec bulletin de vote en papier, ceci même si ce système de vote a encore de grandes marges d'amélioration devant lui. Il suffit de s’intéresser à la jurisprudence pour comprendre la portée de la loi du 30 décembre 1988. Pas si loin de nous, suite au référendum du 24 septembre 2000, le Conseil constitutionnel avait annulé le scrutin qui s’était déroulé dans le bureau de vote installé dans la mairie de Biarotte (Landes) car il avait été fait usage d’une urne non transparente en méconnaissance des dispositions de l’article L. 63 du code électoral (Décision du 28 septembre 2000).

S’attarder sur le côté transparent des urnes traditionnelles permet de mettre en avant le folklore qui sera désormais mis en place par les collectivités pour donner artificiellement l’illusion à la populace d’une soit disante “sécurisation” des différentes étapes d’une élection utilisant des ordinateurs de vote. “Contrôles” dont le peuple est désormais totalement dépossédé. Citoyens qui doivent alors faire aveuglément confiance à des tiers (mandataires des listes en lice et assesseurs) qui ne sont là que pour cautionner une mise en scène dont ils se rendent naïvement (consciemment ?) complices. Quand on sait que l’accès au programme informatique des ordinateurs de vote est refusé à ces tiers (et bien sûr aux citoyens!) en raison de secrets industriels, l’on aurait de quoi vouloir se rouler par terre de rire si notre démocratie n’était concernée.

La lecture du magazine municipal de la Ville de Brest “Sillage” numéro 128 (février/mars 2008) permet d'apprécier le comique de la chose. Quand la Ville de Brest indique “donner l’assurance” à tous les responsables de listes et à leurs mandataires “de ne pas utiliser deux fois de suite une machine une même machine dans un bureau”, l’on comprend bien vite à quel point l’on prend les électeurs pour des imbéciles. A croire que ces chinoiseries de procédures au service d’une pseudo “sécurisation resserrée” (sic) seraient à même de remplacer le principe constitutionnel du contrôle des scrutins par chaque citoyen. Quand on lit toujours dans la revue municipale brestoise tout le pataquès technique et logistique qui sera mis en place à partir de 4h du matin (sic) avec “cellule de maintenance en alerte” (sic) toute la journée du scrutin, là on se dit qu’il y aurait assez de vessies pour éclairer la place de la Concorde un soir de pleine lune. Tout cela pour devoir attendre, “la loi l’impose” (sic), 20h00 pour la diffusion définitive des résultats officiels.

Le citoyen qui s’intéresse un temps soit peu à ce dossier du vote électronique appréciera la volonté des élus brestois à se conformer à la loi, surtout lorsqu’elle est royalement bafouée lors de l’utilisation de ces ordinateurs de vote (en l’occurence à Brest ceux du fabricant NEDAP). A titre d’exemple pris à peine au hasard, lors des scrutins des 9 et 16 mars prochains, les électeurs brestois ne pourront constater, contrairement au Code électoral, que la reproduction du bulletin de vote correspondant à chaque liste (que la jurisprudence a assimilé au bulletin traditionnel) sur le pupître de vote des ordinateurs NEDAP ne reproduira pas la TOTALITE des noms des membres de chaque liste en lice.
planche de bulletins

Ceux qui croyaient encore qu’une élection municipale dans les villes de plus de 3500 habitants s’apparentait à une élection de listes d’individus en seront pour leurs frais. Et encore, je n’imagine pas la situation si dans un bureau de vote un électeur s’autoriserait à contester à la fin du scrutin l’information communiquée par le fameux “ticket de caisse” imprimé par la machine, exigeant dès lors un recomptage manuel de tous les bulletins de vote! J’ai eu beau chercher un soupçon de réponse à cette situation dans la fameuse circulaire ministérielle du 1er février 2008portant sur l’utilisation des machines à voter à l’occasion des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008”, je n’ai rien trouvé en dehors d’un autre pataquès rédactionnel qui a coup sûr sera brandit comme un parapluie institutionnel par les collectivités en cas de problèmes le jour des scrutins. Annoncer à l’électeur exigeant que la machine est “agréée” risque de n’être guère convaincant pour se substituer au recomptage de “bulletins” qui n’ont plus d’existence matérielle. Ainsi soit-il.

Devrons nous en conséquence demander au législateur de modifier vers le bas le Code électoral pour permettre aux marchands d’ordinateurs de vote de continuer à vendre leurs matériels aux collectivités ou bien l’Etat français fera t-il à nouveau le choix comme en 1988 de privilégier le contrôle citoyen des élections par le retour à une utilisation généralisée d’urnes transparentes dont certains électeurs sont privés depuis déjà quatre longues années?

Pour l’anecdote, à Brest les urnes transparentes furent acquises pour le “Référendum tramway” de 1990 (qui fait encore débat aujourd’hui) anticipant la mise ne vigueur de la loi de 1988.

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Pétition disponible sur le site internet Ordinateurs-de-vote.org
Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur

03.03.2008

Les secrets de l'isoloir

Les secrets de l'isoloir - Alain Garrigou Dans cette dernière ligne droite d'avant les scrutins des 9 et 16 mars, je ne ne peux qu'inviter tous les membres des différentes listes et les électeurs à se plonger dans la lecture d'un petit livre "Les secrets de l'isoloir" écrit par Alain Garrigou. Cet ouvrage retrace l'histoire de l'urne et de l'isoloir... S'arrêter pour prendre le temps de réléchir autour du rite démocratique s'impose à un moment où certains élus en mal de reconnaissance technologique ont réintroduit dans leur ville l'opacitié électorale et ont rendu les scrutins incontrôlables pour les électeurs avec la mise en place des ordinateurs de vote.

"Les secrets de l'isoloir"
par Alain Garrigou
Editions Thierry Magnier - Collection : Troisième culture
ISBN : 978-2-84420-625-1

29.02.2008

Les incollables de l'affichage sauvage

affiche liste Décidément les militants politiques brestois n’auraient aucun débat à se mettre sous la dent pour faire de l’affichage sauvage le fond de commerce de cette campagne électorale ? Au final l’on aura compris que le sujet servait surtout à envoyer une pique à ses adversaires qu’ils soient de droite ou de gauche tout en n'évoquant pas les dossiers qui pourraient fâcher les électeurs brestois. Le PS aura gagné la timbale de l'atermoiement au regard de la verve de ses candidats à s'exprimer sur le sujet. Que cela soit Marc Coatanéa ou Yann Guével (ici et ), l'on sentait que le sujet leur tenait fort à coeur. L'on en arrivait à se demander ce qui avait été fait durant sept années pour une évolution des pratiques locales en la matière. Marc Coatanéa qui n'oubliait pas de préconiser au journaliste de Ouest-France (11 février 2008) "que la facture [de nettoyage] soit envoyée aux responsables politiques laisant faire ça" (sic). Le journaliste de Ouest-France allant jusqu'à suggérer de "carrément prohiber toutes ces affiches à l'effigie des candidats...". C'est madame Claude Bellec, candidate sur Brest-centre à l'élection cantonnale qui nous rappelle que cette polémique "revient à chaque printemps électoral, un peu comme les champignons à l'automne". Et fort justement elle s'interroge sur le peu d'énergie de nos aspirants notables à s'offusquer sur la présence d'affiches vantant des numéros surtaxés d'appels érotiques. "A croire que voir une femme candidate sur un transfo EDF choque plus qu'une bimbo" conclut madame Bellec invitant ces messieurs à dégainer leur stylo dès qu'ils apercevront des affiches portant préjudice à l'image de la femme.

A lire aussi, pour être incollable sur le sujet :

- Affichage sauvage à Brest : halte aux dérives !
communiqué des Verts de Brest - mardi 16 janvier 2007

- Affichage libre et commerce rose : lettre à Monsieur le Maire
Lettre ouverte des Verts de Brest - mercredi 16 mars 2005

- Recette pour faire de la colle bio

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