07.01.2008

Un scoop qui fait pschitt

L’information publiée en fin de semaine dernière dans Ouest-France et le Télégramme de Brest tenait du coup de théâtre au cœur de cette campagne des municipales brestoises. Rien de moins que l’annonce d’une nouvelle liste issue d’une scission au sein du PS brestois. Du scoop de première que s’empressérent de relayer nos médias locaux. Information reprise par votre rédacteur. A lire l’édition du 05/01/2008 de ces deux journaux, ce coup de Trafalgar n’aura pas lieu. L’auteur de cette communication, un certain Louis Kerbrian semble actuellement inconnu du bataillon socialiste brestois, de l’annuaire téléphonique et des listes électorales. Pas moins. Quand au Mouvement socialiste novateur dont il se revendiquait être le porte-parole, sa discrétion en terme d’existence dans le landerneau politique aurait du mettre la puce à l’oreille de nos reporters locaux. N’est-ce pas en effet un principe journalistique de vérifier la véracité des informations avant de les publier ?

Cette “mauvaise plaisanterie” n’apparaît pas innocente car elle semble avoir été initiée par quelqu’un connaissant bien le microcosme politico-médiatique. Reste à nos “Rouletabille” de la presse écrite “qui jurent qu’on ne les y reprendra pas” à démasquer ce petit plaisantin. Ce qui ne devrait pas être trop difficile, ce dernier aurait laissé assez d’indices pour retrouver sa trace. Alors, militant déçu du PS brestois ? Opposant à la liste menée par François Cuillandre ? Ou plus pernitieux, intrigue sortie du cerveau tordu de la liste issue de la majorité municipale sortante souhaitant attirer l’adhésion d’un électorat rejetant de telles méthodes de déstabilisation ? Aucune hypothèse ne pouvant à ce jour être exclue, l’élection présidentielle de 2007 nous a déjà démontré que rien ne peut être désormais épargné aux électeurs en terme de campagne poubelle.