13.03.2008

Village pipole

Quand des candidats à une élection raménent le débat politique à la lecture de leur carnet d’adresse “pipole”, l’on évalue assez vite qu'ils n’ont pas particulièrement envie de s’adresser à la partie la plus développée de notre encéphale. En la manière le candidat François Cuillandre pourra se revendiquer d’avoir été le meilleur. En effet, je n’arrive toujours à comprendre ce que les soutiens de Christophe Miossec ou de Jane Birkin (en l’occurence n’habitant pas la ville de Brest) auront apporté au débat pour défendre le projet de la liste “Brest en marche”. Quand je lis ce matin dans la presse locale que deux footballeurs, quoique certainement fort doués dans leur domaine d’activité sportive, s’impliquent d’une façon aussi engagée dans le déroulement de cette campagne électorale, je reste dubitatif sur la nature du nouvel argument que François Cuillandre veut mettre en avant par cette annonce pour convaincre les électeurs de lui confier les clés de la Ville de Brest dimanche prochain. Que l'on voudrait prendre les citoyens pour des imbéciles, l'on ne s'y prendrait autrement. La spéculation émotive serait elle le nouvel eldorado en matiére de marketing politique ?

11.03.2008

“Brest en marche” dit non à la “Gauche debout”

La liste “La gauche debout” avec 8,9 % des voix exprimés au premier tour qui ne pouvait prétendre à figurer au second tour avait tenté sans véritablement conviction un rapprochement avec la liste “Brest en marche”. Sans surprise la tête de liste stauskhanienne et ses alliés “de gauche” n’ont pas répondu positivement à cette requête. On peut légitement comprendre que François Cuillandre n’ai pas souhaité prendre le risque de proposer une tribune et de la visibilté au sein des instances municipales à la liste de gauche alternative et écologiste en validant cette alliance. En effet, François Cuillandre a déjà la certitude de la docilité des petits groupes de gauche qui l’avait accompagné lors de son premier mandat en cas de l'obtention d’une majorité des suffrages dans les “urnes” dimanche prochain (pardon, dans les ordinateurs de vote...). L’on peut déjà toutefois observer un changement des lignes de force à la gauche du Parti Socialiste. Même si la “La gauche debout” ne sera pas représentée dans les instances municipales et communautaires municipales durant les six prochaines années, cette nouvelle entité dans le payage politique local peut déjà s’afficher désormais comme le second groupe brestois à gauche en terme de base électorale. “La gauche debout” peut aussi déjà revendiquer d’avoir véritablement assis le débat du retour à une gestion publique de l’eau là où les autres petites formations de gauche s’étaient inscrites aux abonnés absents durant cette campagne des municipales. Reste aux membre de “La gauche debout” à donner rapidement une existence pérenne à leur “collectif” au risque de suivre la même destinée que feu “BAGA” (Brest à gauche autrement). A suivre...

05.10.2007

Les Verts pour une liste de gauche plurielle avec le PS

Très peu de suspense dans le choix des Verts de Brest de repartir avec le PS brestois pour les municipales.
La proposition faite par le PS d'être présent avec six sièges en cas de victoire de la liste de gauche plurielle a convaincu la majorité des militants du groupe des Verts de Brest par un vote de 16 voix pour et 3 abstentions (dont Marif Loussouarn et Jean Augereau qui étaient favorables à la participation une liste large au premier tour à gauche du PS).

Ce choix stratégique de partir au premier tour avec le PS ne s'avére en soi pas une grande surprise. La volonté de garantir un minimum de siéges et d'assurer l'existence d'un groupe Vert dans la prochaine municipalité, le souhait d'être présent dans une majorité aux côtés de leurs partenaires de l'UDB, des résultats pas très brillants aux dernières élections de 2007, ont vite fait pencher la balance vers le choix des militants Verts à participer à une liste de gauche plurielle conduite par François Cuillandre. Quand au souhait d'êtres mieux écoutés par les socialistes, cela sera une autre histoire.

Quoiqu'il en soit, les Verts auront loupé là l'occasion d'asseoir leur crédibilité au regard des brestois en ne mettant pas le retour à Brest au vote papier contrôlable et vérifiable par les électeurs en postulat de leur participation d'une liste avec le PS . Quand la promesse de six postes élligibles ont plus de poids que des convictions politiques. Dommage.