29.02.2008

Les incollables de l'affichage sauvage

affiche liste Décidément les militants politiques brestois n’auraient aucun débat à se mettre sous la dent pour faire de l’affichage sauvage le fond de commerce de cette campagne électorale ? Au final l’on aura compris que le sujet servait surtout à envoyer une pique à ses adversaires qu’ils soient de droite ou de gauche tout en n'évoquant pas les dossiers qui pourraient fâcher les électeurs brestois. Le PS aura gagné la timbale de l'atermoiement au regard de la verve de ses candidats à s'exprimer sur le sujet. Que cela soit Marc Coatanéa ou Yann Guével (ici et ), l'on sentait que le sujet leur tenait fort à coeur. L'on en arrivait à se demander ce qui avait été fait durant sept années pour une évolution des pratiques locales en la matière. Marc Coatanéa qui n'oubliait pas de préconiser au journaliste de Ouest-France (11 février 2008) "que la facture [de nettoyage] soit envoyée aux responsables politiques laisant faire ça" (sic). Le journaliste de Ouest-France allant jusqu'à suggérer de "carrément prohiber toutes ces affiches à l'effigie des candidats...". C'est madame Claude Bellec, candidate sur Brest-centre à l'élection cantonnale qui nous rappelle que cette polémique "revient à chaque printemps électoral, un peu comme les champignons à l'automne". Et fort justement elle s'interroge sur le peu d'énergie de nos aspirants notables à s'offusquer sur la présence d'affiches vantant des numéros surtaxés d'appels érotiques. "A croire que voir une femme candidate sur un transfo EDF choque plus qu'une bimbo" conclut madame Bellec invitant ces messieurs à dégainer leur stylo dès qu'ils apercevront des affiches portant préjudice à l'image de la femme.

A lire aussi, pour être incollable sur le sujet :

- Affichage sauvage à Brest : halte aux dérives !
communiqué des Verts de Brest - mardi 16 janvier 2007

- Affichage libre et commerce rose : lettre à Monsieur le Maire
Lettre ouverte des Verts de Brest - mercredi 16 mars 2005

- Recette pour faire de la colle bio

01.02.2008

Radotage démocratique

Alors que des “progressistes” brestois se satisfont de la fin du contrôle citoyen dans le processus électoral introduit par l’utilisation d’ordinateurs de vote opaques et invérifiables, un peu de recul géographique semble un tant soi peu pertinent. Pour mieux appréhender localement les finalités d’un débat qui dépasse nos frontières, je me permets de vous faire partager l’opinion d’un américain résidant en Suisse à qui il a été demandé d’apporter son regard sur les élections américaines....

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26.01.2008

Un dernier vers pour la route

Ce vendredi 25 janvier s’est déroulé la 37 ème et dernière représentation du conseil municipal de cette mandature. Pas de grandes surprises dans la mise en scène, la pièce ayant été maintes fois jouée. Côté public, quelques jeunes premiers qui secrétement se voyaient déjà monter sur scène. Après un hommage du maire à la mémoire de Jean Guéguéniat, après des remerciements à ceux qui ont fait le choix de ne pas repartir en tournée électorale, la piéce peut commencer. Les dialogues s’égrennent au fur et à mesure des délibérations.

Fortuné Pellicano toujours habité par son personnage semblait avoir consulté sa boule de cristal : “les brestois ne se tromperont pas les 9 et 16 mars”, persuadé, “que le futur maire de Brest est dans la salle”. François Cuillandre de compléter “qu’il y aussi du monde dans la tribune”. Ben oui, fallait pas croire que la piéce se joue uniquement avec les acteurs qui avaient le droit de déclamer leurs tirades. Sacré Fortuné, pressé d’être au soir du second tour ? Toujours le mot d’auteur. Ce n’est pas du Audiard mais l’acteur a son public. Alain Masson en arrive à lui donner du “camarade”. Je vous le dis, du grand théâtre. Après allez vous étonner que l’on parle de droitisation du PS.

L’on va finir par sortir nos mouchoirs” déclama amusé Gérard Cabon. Pour Jean Champeau, le conseil municipal restera “un grand théâtre d’expression où les acteurs sont plus soucieux des effets de manche”. Et puis le cri du coeur du même Jean Champeau qui a décidé de quitter la scène : “Je ne vous aime pas tous... mais je vous aime tous bien”. Ambiance dans les rangs de l’opposition. Quelques scènes et délibérations plus tard, madame Péron de renvoyer Jean champeau à la lecture de son journal : “Tout ce qui est excessif est insignifiant”. Un point partout. Les actes se succédent les uns après les autres. Pour un final, Gaëtan Le Guern nous la joue sobre. Assistance admirative devant l’adjoint communiste qui avait habitué ses partenaires aux longues tirades interminables. Chapeau bas. "Les moissons de nos champs ne lassera les faucilles, les fruits passeront les promesses des fleurs”, du Malherbe cité par Jean-Yves Le Borgne. N’en jetez plus. V'là l'UMP qui jacte en alexandrins. Ce n’est plus un conseil municipal mais le Minisitère de la culture. Promesses, promesses... Tiens cela ne vous rappelle rien ?

02.01.2008

Plantage royal à l'UMP ?

L'on peut lire parfois dans la presse des coquilles qui sont tellement énormes que l'on finit par ne pas les voir quand on les a juste sous les yeux. Est-ce l'approche des agapes de fin d'année, il se trouve que j'ai failli louper celle qui aura l'honneur de ce billet. Sentant que vous frémissez à partager cette découverte, j'arrête de vous faire languir et vous expose cette coquille de compétition. Pas Moins.

Il y a quelques jours, j'avais donc laissé divaguer ma plume suite à la lecture d'un article écrit par Alain Auffray dans Libération (lundi 24 décembre 2007). Article qui évoquait la stratégie de l'UMP à mettre en avant sa jeune garde dans des villes de gauche pour les municipales de 2008. Des "jeunes plantes" censées fleurir en... 2013. Petit problème semble t-il pour Yves Gégo (porte-parole de l'UMP) et de ses jeunes loups, après 2008, la prochaine échéance municipale aura lieu en... 2014. Dure loi des réalités arithmétiques, si l'on a rajoute six années (durée du mandat municipal) à 2008, l'on arrive effectivement en 2014 et non en 2013. A priori, dans le paysage électoral, il n'y aurait pour l'instant rien de prévu par le législateur pour assouvir le désir de compétition de nos "jeunes plantes" arrivées alors au stade de la maturité politique. Ne faudrait t-il pas alors sérieusement envisager de raccourcir le prochain mandat municipal d'une année pour ne pas contrecarrer les plantations de l'UMP ? D'un point de vue démocratique et arithmétique (l'on n'en sort pas), cela aurait le mérite de compenser l'année attribuée en rabiot aux actuels élus sortants dont le mandat devait légitimement se clore en mars 2007.

Alors boulette rédactionnelle du journaliste de Libération ? Plantage royal à l'UMP ? Certains petits malins auront tout de même noté que la tête liste de l'UMP aux prochaines élections municipales à Brest n'aura pas relevé cette erreur de date alors que l'intéressé faisait la visibilité de cet article de Libération sur son propre blog.

28.12.2007

Laurent Prunier prêt pour les municipales... de 2013

UMPLa lecture de la presse nationale est parfois riche en informations pour mieux appréhender ce qui ce passe dans le landerneau local. Laurent Prunier sur son blog invite à consulter un article du journal Libération (lundi 24 décembre 2007) évoquant l’U.M.P qui “lance sa jeune garde à l’assaut des villes de gauche”. La stratégie de l’U.M.P serait aujourd’hui d’espérer mettre en place la configuration de 1995, qui comme le souligne Alain Auffray, “ avait permis la percée d’une génération de jeunes loups chiraquiens, futurs ministres ou hauts responsables du parti”. Selon Yves Jégo, porte parole de l’U.M.P, cette stratégie serait aujourd’hui de préparer une nouvelle génération d’élu-e-s prête à prendre la relève dans l’expectative d’un second mandat de Nicolas Sarkozy. Yves Jégo a souhaité préciser au journaliste de Libération que "dans des villes réputées ingagnables, l’UMP "plante" des jeunes censés fleurir en 2013 " citant dans les exemples la situation de Laurent Prunier à Brest. Laurent Prunier, petite graine prévue pour ne fleurir qu’en 2013 ? En attendant son épanouissement prévu dans cinq ans, Laurent Prunier promet pour 2008 que dans un esprit “d’ouverture et de diversité”, sa liste sera “100 % nouvelle, sans aucun élu sortant" avec une forte présence des "minorités visibles" et des "personnalités influentes de la société civile brestoise.” L’on en salive déjà. Sûrement pas de quoi intimider aujourd’hui le “vieux renard” Fortuné Pellicano qui en fin connaisseur du microcosme local risque de donner du fil à retordre au “jeune loup” brestois. Seule crainte pour Laurent Prunier, que son "vent de jeunesse" brestois ne devienne en mars prochain qu'un simple courant d'air.

21.12.2007

Poisson d'avril ?

Dans le Télégramme du 21 décembre, Patrice Le Berre s'interroge sur une éventuelle fusion dès le premier tour entre la liste du sarkosyste Fortuné Pellicano et celle du MoDem brestois, s'appuyant sur des discussions appuyées qui auraient eu lieu dernièrement entre ces deux formations. L'on peut comprendre les remous que ces tractations auraient provoqué au sein du MoDem brestois qui affirmait jusqu'à présent son positionnement centriste et commencait à fidéliser une base électorale qui s'était construite autour d'un rejet de la droite dure et du Parti Socialiste. L'on se demande qu'elle crédibilité le MoDem aurait à tirer de cette éventuelle alliance après avoir annoncé il y a quelques semaines que la liste MoDem affichait sa " totale autonomie des listes de gauche comme de droite et "qu'il ne nouera aucune alliance avec l'UMP". Si Fortuné Pellicano ne fait plus parti officiellement de l'UMP, il en a bien gardé le fond de commerce idéologique. Les troubles internes du MoDem seront observés avec délice du côté des listes de gauche qui commencaient à s'inquiéter face à l'espace politique et médiatique que commençait à occuper le MoDem brestois depuis la rentrée de septembre. Que cette hypothèse soit vraie ou ne s'avére le résultat que d'une simple rumeur, pour le MoDem, tout est à refaire pour récupérer le bénéfice de crédibilité que ses militants avaient patiemment engrangé jusqu'à présent.

18.12.2007

Du rififi au MoDem ?

L'on pensait connaître la tête de liste du MoDem brestois depuis la mi octobre. A lire la presse locale ce matin l'on peut se demander si la jeune organisation du MoDem brestois avait choisi d'être aussi illisible que l'UMP locale qui avait animé l'automne politique de ses déchirements. A vouloir tout décider à Paris par des cadors qui ne connaissent rien aux réalités locales, l'on pourrait croire que le Modem national ne souhaiterait pas respecter le choix démocratiquement fait par les militants brestois de cette structure politique. Au final, Nicole Jouan qui fut seconde de la consultation brestoise serait elle une mauvaise joueuse pour espérer faire contredire par les instances nationales du Modem un choix militant local ? Certes une telle stratégie ne s'avérerait pas futée après avoir consacré ces dernières semaines à faire découvrir aux brestois la personnalité de Mikaël Cabon. A moins que l'on aurait à faire à un faux suspense qui n'aurait pour seul objectif que de focaliser les médias sur l'actualité du MoDem tout en mettant en avant Nicole Jouan que la population ne connaissait qu'à travers quelques contributions à la presse. Si tel était au final le cas, chapeau bas madame Jouan pour cette communication faite le jour de l'affichage de la liste des membres de la liste Cuillandre.

18.11.2007

UMP : exclusion définitive de Fortuné Pellicano

le 30 août dernier l’UMP du Finistère avait prononcé l'exclusion de Fortuné Pellicano. l'UMP 29 reprochait notamment à Fortuné Pellicano une "tentatives de déstabilisation de la campagne législative de Marguerite Lamour, députée sortante de Brest-rural". Il était en outre reproché au conseiller municipal brestois sa tentative de passage en force concernant l’investiture aux municipales de 2008 à Brest. Cette exclusion a été confirmée le 16 novembre dernier par la commission nationale de recours de l’UMP. Comme le souligne le communiqué adressé par l'UMP à la presse locale, Fortuné Pellicano "ne peut plus se revendiquer de l’UMP, notamment au niveau du groupe d’opposition municipale qu’il compose désormais seul.". Cette exclusion ne va pas clarifier la lisibilité de la droite brestoise qui était déjà composée de trois groupes UMP au conseil municipal. Fortuné Pellicano envisagerait donc de présenter une liste indépendante aux prochaines municipales. C'est désormais des droites divisées qui se présenteront devant les électeurs en 2008. Difficile désormais d'être crédible à droite avec l'argument d'une seule liste dès le premier tour.

12.11.2007

Alliances : Fin de non recevoir du MoDem à l’attention de l’UMP

A travers de nombreuses contributions de militants et d’élus, les droites brestoises ne manquaient pas ces derniers temps les numéros de drague pour “inviter” le MoDem local à une alliance à droite lors des municipales de 2008. Pour mettre un terme à ce bruit médiatique, le MoDem brestois a annoncé sur son blog local sa “totale et définitive autonomie vis à vis des listes de gauche comme de droite”. Fin de non recevoir reformulée par Mikaël Cabon dans une interview accordée à Ouest-France (08/11/2008). Mikaël Cabon a réaffirmé que le MoDem brestois “ne nouera aucune alliance avec l’UMP” n’oubliant pas au passage d’afficher ses distances avec la candidature isolée du maire sortant de Plouzané. Se voyant remporter cette échéance municipale de 2008, le MoDem brestois n'hésite pas aujourd'hui à insolemment se positionner désormais en challenger crédible face à la liste gauche plurielle sortante.

19.10.2007

MODEM : Mickael Cabon tête de liste

Mickael Cabon, journaliste de 34 ans, a été désigné par les militants du MODEM brestois pour être leur tête de liste pour les élections municipales de 2008. Cette liste affiche déjà son souhait d'être "autonome". Une fin de non recevoir en quelque sorte aux militants de l'UMP qui naïvement les draguaient depuis quelques semaines.

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