26.01.2008

Un dernier vers pour la route

Ce vendredi 25 janvier s’est déroulé la 37 ème et dernière représentation du conseil municipal de cette mandature. Pas de grandes surprises dans la mise en scène, la pièce ayant été maintes fois jouée. Côté public, quelques jeunes premiers qui secrétement se voyaient déjà monter sur scène. Après un hommage du maire à la mémoire de Jean Guéguéniat, après des remerciements à ceux qui ont fait le choix de ne pas repartir en tournée électorale, la piéce peut commencer. Les dialogues s’égrennent au fur et à mesure des délibérations.

Fortuné Pellicano toujours habité par son personnage semblait avoir consulté sa boule de cristal : “les brestois ne se tromperont pas les 9 et 16 mars”, persuadé, “que le futur maire de Brest est dans la salle”. François Cuillandre de compléter “qu’il y aussi du monde dans la tribune”. Ben oui, fallait pas croire que la piéce se joue uniquement avec les acteurs qui avaient le droit de déclamer leurs tirades. Sacré Fortuné, pressé d’être au soir du second tour ? Toujours le mot d’auteur. Ce n’est pas du Audiard mais l’acteur a son public. Alain Masson en arrive à lui donner du “camarade”. Je vous le dis, du grand théâtre. Après allez vous étonner que l’on parle de droitisation du PS.

L’on va finir par sortir nos mouchoirs” déclama amusé Gérard Cabon. Pour Jean Champeau, le conseil municipal restera “un grand théâtre d’expression où les acteurs sont plus soucieux des effets de manche”. Et puis le cri du coeur du même Jean Champeau qui a décidé de quitter la scène : “Je ne vous aime pas tous... mais je vous aime tous bien”. Ambiance dans les rangs de l’opposition. Quelques scènes et délibérations plus tard, madame Péron de renvoyer Jean champeau à la lecture de son journal : “Tout ce qui est excessif est insignifiant”. Un point partout. Les actes se succédent les uns après les autres. Pour un final, Gaëtan Le Guern nous la joue sobre. Assistance admirative devant l’adjoint communiste qui avait habitué ses partenaires aux longues tirades interminables. Chapeau bas. "Les moissons de nos champs ne lassera les faucilles, les fruits passeront les promesses des fleurs”, du Malherbe cité par Jean-Yves Le Borgne. N’en jetez plus. V'là l'UMP qui jacte en alexandrins. Ce n’est plus un conseil municipal mais le Minisitère de la culture. Promesses, promesses... Tiens cela ne vous rappelle rien ?

28.12.2007

Laurent Prunier prêt pour les municipales... de 2013

UMPLa lecture de la presse nationale est parfois riche en informations pour mieux appréhender ce qui ce passe dans le landerneau local. Laurent Prunier sur son blog invite à consulter un article du journal Libération (lundi 24 décembre 2007) évoquant l’U.M.P qui “lance sa jeune garde à l’assaut des villes de gauche”. La stratégie de l’U.M.P serait aujourd’hui d’espérer mettre en place la configuration de 1995, qui comme le souligne Alain Auffray, “ avait permis la percée d’une génération de jeunes loups chiraquiens, futurs ministres ou hauts responsables du parti”. Selon Yves Jégo, porte parole de l’U.M.P, cette stratégie serait aujourd’hui de préparer une nouvelle génération d’élu-e-s prête à prendre la relève dans l’expectative d’un second mandat de Nicolas Sarkozy. Yves Jégo a souhaité préciser au journaliste de Libération que "dans des villes réputées ingagnables, l’UMP "plante" des jeunes censés fleurir en 2013 " citant dans les exemples la situation de Laurent Prunier à Brest. Laurent Prunier, petite graine prévue pour ne fleurir qu’en 2013 ? En attendant son épanouissement prévu dans cinq ans, Laurent Prunier promet pour 2008 que dans un esprit “d’ouverture et de diversité”, sa liste sera “100 % nouvelle, sans aucun élu sortant" avec une forte présence des "minorités visibles" et des "personnalités influentes de la société civile brestoise.” L’on en salive déjà. Sûrement pas de quoi intimider aujourd’hui le “vieux renard” Fortuné Pellicano qui en fin connaisseur du microcosme local risque de donner du fil à retordre au “jeune loup” brestois. Seule crainte pour Laurent Prunier, que son "vent de jeunesse" brestois ne devienne en mars prochain qu'un simple courant d'air.

21.12.2007

Poisson d'avril ?

Dans le Télégramme du 21 décembre, Patrice Le Berre s'interroge sur une éventuelle fusion dès le premier tour entre la liste du sarkosyste Fortuné Pellicano et celle du MoDem brestois, s'appuyant sur des discussions appuyées qui auraient eu lieu dernièrement entre ces deux formations. L'on peut comprendre les remous que ces tractations auraient provoqué au sein du MoDem brestois qui affirmait jusqu'à présent son positionnement centriste et commencait à fidéliser une base électorale qui s'était construite autour d'un rejet de la droite dure et du Parti Socialiste. L'on se demande qu'elle crédibilité le MoDem aurait à tirer de cette éventuelle alliance après avoir annoncé il y a quelques semaines que la liste MoDem affichait sa " totale autonomie des listes de gauche comme de droite et "qu'il ne nouera aucune alliance avec l'UMP". Si Fortuné Pellicano ne fait plus parti officiellement de l'UMP, il en a bien gardé le fond de commerce idéologique. Les troubles internes du MoDem seront observés avec délice du côté des listes de gauche qui commencaient à s'inquiéter face à l'espace politique et médiatique que commençait à occuper le MoDem brestois depuis la rentrée de septembre. Que cette hypothèse soit vraie ou ne s'avére le résultat que d'une simple rumeur, pour le MoDem, tout est à refaire pour récupérer le bénéfice de crédibilité que ses militants avaient patiemment engrangé jusqu'à présent.

18.11.2007

UMP : exclusion définitive de Fortuné Pellicano

le 30 août dernier l’UMP du Finistère avait prononcé l'exclusion de Fortuné Pellicano. l'UMP 29 reprochait notamment à Fortuné Pellicano une "tentatives de déstabilisation de la campagne législative de Marguerite Lamour, députée sortante de Brest-rural". Il était en outre reproché au conseiller municipal brestois sa tentative de passage en force concernant l’investiture aux municipales de 2008 à Brest. Cette exclusion a été confirmée le 16 novembre dernier par la commission nationale de recours de l’UMP. Comme le souligne le communiqué adressé par l'UMP à la presse locale, Fortuné Pellicano "ne peut plus se revendiquer de l’UMP, notamment au niveau du groupe d’opposition municipale qu’il compose désormais seul.". Cette exclusion ne va pas clarifier la lisibilité de la droite brestoise qui était déjà composée de trois groupes UMP au conseil municipal. Fortuné Pellicano envisagerait donc de présenter une liste indépendante aux prochaines municipales. C'est désormais des droites divisées qui se présenteront devant les électeurs en 2008. Difficile désormais d'être crédible à droite avec l'argument d'une seule liste dès le premier tour.

30.10.2007

Fortuné Pellicano se jette à l'eau

C'est désormais officiel, Fortuné Pellicano a annoncé son choix de candidature pour la fonction de maire de Brest. Le conseiller municipal évoquait cette éventualité depuis quelques semaines suite à son exclusion de l'UMP. Désormais c'est chose faite. Alors redistribution des cartes à droite ? Il faudra attendre le soir du premier tour pour voir ce qu'il en est. La liste menée par Fortuné Pellicano sera l'on peut en penser au centre des accords de second tour à droite. En attendant, le conseiller municipal pourra se targuer d'avoir gagné la première manche médiatique en ayant occupé les colonnes des journaux ces dernières semaines.

L'annonce de cette liste supplémentaire aura, espérons le, l'intérêt de dynamiser cette campagne qui s'annonçait bien molle, même du côté du collectif "Pour Brest la gauche debout" qui pour l'instant était bien timide dans ses prises de position.

Si l'on devait que se réduire qu'à la caricature d'une lecture bipolaire "gauche/droite" du paysage politique local, le maire sortant pourrait déjà se réjouir d'une réélection probable. Mais la campagne ne se déroule pas le week-end prochain. Même si les jours sont comptés, il reste assez de temps pour les opposants à François Cuillandre pour mettre en avant les contradictions et les résignations idéologiques des différentes composantes de la majorité sortante qui sont déjà en marche pour une "gauche plurielle bis".

09.10.2007

Droite : dernière main tendue de Fortuné Pellicano avant sécession

S’il y a bien quelqu’un à droite qui fait feu de tout bois médiatique à Brest en ce moment c’est bien Fortuné Pellicano. L'intéressé a rencontré la presse locale en fin de semaine dernière et a entre autre évoqué son exclusion de l’UMP fin août. Selon lui, cette éviction n’avait pour seul but véritable que de l’empêcher d’être tête de liste pour les élections municipales de 2008.

Fortuné Pellicano voudrait aujourd’hui se poser en rassembleur d’une UMP brestoise déchirée et d’un Modem qui est en train de prendre ses marques dans le paysage politique brestois. L’intéressé n’est cependant pas tendre avec ses anciens collègues de l’UMP qu’il considére aujourd’hui comme les représentants d’une “droite dure, archaïque, et dogmatique” (OF 08/10/2007). Malgré cet appel à l’union, le divorce semble être quasiment consommé avec l’UMP brestoise. L’annonce d’une liste “pour une droite “humaniste, populaire et modérée” (sic) dont il se positionnerait bien volontiers chef de file, semble plus d’actualité. Dans un registre plus du crédible, il semblerait aujourd’hui que l’intention de ce nouveau courant serait de proposer une alliance avec le Modem pour capter un électorat de droite qui ne se reconnait plus dans le jeu des vieilles querelles de l’UMP locale.