16.03.2008

François Cuillandre élu maire de Brest

numéro un

13.03.2008

Village pipole

Quand des candidats à une élection raménent le débat politique à la lecture de leur carnet d’adresse “pipole”, l’on évalue assez vite qu'ils n’ont pas particulièrement envie de s’adresser à la partie la plus développée de notre encéphale. En la manière le candidat François Cuillandre pourra se revendiquer d’avoir été le meilleur. En effet, je n’arrive toujours à comprendre ce que les soutiens de Christophe Miossec ou de Jane Birkin (en l’occurence n’habitant pas la ville de Brest) auront apporté au débat pour défendre le projet de la liste “Brest en marche”. Quand je lis ce matin dans la presse locale que deux footballeurs, quoique certainement fort doués dans leur domaine d’activité sportive, s’impliquent d’une façon aussi engagée dans le déroulement de cette campagne électorale, je reste dubitatif sur la nature du nouvel argument que François Cuillandre veut mettre en avant par cette annonce pour convaincre les électeurs de lui confier les clés de la Ville de Brest dimanche prochain. Que l'on voudrait prendre les citoyens pour des imbéciles, l'on ne s'y prendrait autrement. La spéculation émotive serait elle le nouvel eldorado en matiére de marketing politique ?

11.03.2008

“Brest en marche” dit non à la “Gauche debout”

La liste “La gauche debout” avec 8,9 % des voix exprimés au premier tour qui ne pouvait prétendre à figurer au second tour avait tenté sans véritablement conviction un rapprochement avec la liste “Brest en marche”. Sans surprise la tête de liste stauskhanienne et ses alliés “de gauche” n’ont pas répondu positivement à cette requête. On peut légitement comprendre que François Cuillandre n’ai pas souhaité prendre le risque de proposer une tribune et de la visibilté au sein des instances municipales à la liste de gauche alternative et écologiste en validant cette alliance. En effet, François Cuillandre a déjà la certitude de la docilité des petits groupes de gauche qui l’avait accompagné lors de son premier mandat en cas de l'obtention d’une majorité des suffrages dans les “urnes” dimanche prochain (pardon, dans les ordinateurs de vote...). L’on peut déjà toutefois observer un changement des lignes de force à la gauche du Parti Socialiste. Même si la “La gauche debout” ne sera pas représentée dans les instances municipales et communautaires municipales durant les six prochaines années, cette nouvelle entité dans le payage politique local peut déjà s’afficher désormais comme le second groupe brestois à gauche en terme de base électorale. “La gauche debout” peut aussi déjà revendiquer d’avoir véritablement assis le débat du retour à une gestion publique de l’eau là où les autres petites formations de gauche s’étaient inscrites aux abonnés absents durant cette campagne des municipales. Reste aux membre de “La gauche debout” à donner rapidement une existence pérenne à leur “collectif” au risque de suivre la même destinée que feu “BAGA” (Brest à gauche autrement). A suivre...

29.02.2008

Les incollables de l'affichage sauvage

affiche liste Décidément les militants politiques brestois n’auraient aucun débat à se mettre sous la dent pour faire de l’affichage sauvage le fond de commerce de cette campagne électorale ? Au final l’on aura compris que le sujet servait surtout à envoyer une pique à ses adversaires qu’ils soient de droite ou de gauche tout en n'évoquant pas les dossiers qui pourraient fâcher les électeurs brestois. Le PS aura gagné la timbale de l'atermoiement au regard de la verve de ses candidats à s'exprimer sur le sujet. Que cela soit Marc Coatanéa ou Yann Guével (ici et ), l'on sentait que le sujet leur tenait fort à coeur. L'on en arrivait à se demander ce qui avait été fait durant sept années pour une évolution des pratiques locales en la matière. Marc Coatanéa qui n'oubliait pas de préconiser au journaliste de Ouest-France (11 février 2008) "que la facture [de nettoyage] soit envoyée aux responsables politiques laisant faire ça" (sic). Le journaliste de Ouest-France allant jusqu'à suggérer de "carrément prohiber toutes ces affiches à l'effigie des candidats...". C'est madame Claude Bellec, candidate sur Brest-centre à l'élection cantonnale qui nous rappelle que cette polémique "revient à chaque printemps électoral, un peu comme les champignons à l'automne". Et fort justement elle s'interroge sur le peu d'énergie de nos aspirants notables à s'offusquer sur la présence d'affiches vantant des numéros surtaxés d'appels érotiques. "A croire que voir une femme candidate sur un transfo EDF choque plus qu'une bimbo" conclut madame Bellec invitant ces messieurs à dégainer leur stylo dès qu'ils apercevront des affiches portant préjudice à l'image de la femme.

A lire aussi, pour être incollable sur le sujet :

- Affichage sauvage à Brest : halte aux dérives !
communiqué des Verts de Brest - mardi 16 janvier 2007

- Affichage libre et commerce rose : lettre à Monsieur le Maire
Lettre ouverte des Verts de Brest - mercredi 16 mars 2005

- Recette pour faire de la colle bio

28.02.2008

Aléas du marketing direct (3)

Après les épisodes 1 et 2, voilà que le feuilleton continue autour de la communication par la Ville de données nomminatives à la liste “Brest en marche” contre facturation comme le précisait le socialiste Marc Coatanéa en réponse à Monsieur Le Suavet, conseiller de quartier (Brest-Lambézellec). Madame Debeir, elle aussi conseillère de quartier (Brest-centre) exprime son point de vue sur le sujet dans le Télégramme du 28/02/2008. L'intéressée s'offusque qu'il puisse avoir débat autour de la communication du fichier des membres des conseillers de quartier considérant ces derniers comme des "interlocuteurs privilégiés" de par leur statut trouvant "tout à fait normal qu’à ce titre, les conseillers de quartier soient destinataires des programmes des candidats en lice" s'autorisant un début de polémique politicienne "droite/gauche" pour appuyer son propos.

il est bon de rappeler que le débat de fond n'est pas d'évaluer la pertinence de l'envoi ou non par les listes en lice de leur propagande aux actuels conseillers de quartier mais bien de savoir si une collectivité peut communiquer les coordonnées des membres des Conseils de quartier brestois. Cette communication doit se faire avec l'aval des personnes présentes sur cette liste, ce qui n'aurait pas été fait par la collectivité. A noter que déclarer à la CNIL un fichier ou un traitement de données personnelles reste une obligation légale.

La Direction de la proximité de la Vile de Brest qui gére les communications à l'attention des conseillers de quartier n'aurait JAMAIS donné ce fichier à qui que ce soit, ni encore moins ne l'aurait vendu. L'on peut aujourd'hui comprendre l'embarras qui accompagne cette polémique. Monsieur Coatanéa, membre de la liste menée par le maire sortant affirmait que "...les destinataires sont issus d'un fichier d'adresses qui a été acheté auprès des services de la mairie. Cette liste [...] est à disposition de l'ensemble des candidats qui souhaiteraient s'en servir, et son achat pour l'envoi du programme a fait l'objet d'une facture."


Il serait difficile pour la Ville d'évoquer une éventuelle confusion entre la communication du fichier des membres des conseils de quartier avec celui des électeurs brestois. Jusqu'aux dernières nouvelles, l'appartenance associative des électeurs ne pouvant légitimement figurer dans une telle base de données. Alors gros mensonge de Monsieur Coatanéa ? Fuites au sein même de la mairie ? La suite au prochain épisode.

20.02.2008

Voix d’eau dans la campagne (2)

goutte d'eau Pendant que la liste plurielle du maire sortant et celle du MoDem bottent en touche en renvoyant à l’après municipales le débat sur l’avenir de la gestion de l’eau à Brest, Daniel Mermet a eu la bonne idée de rediffuser dans son émission radiophonique "Là bas si j'y suis" le reportage en trois volets réalisé par François Ruffin consacré à la “bataille de l’eau”. Le reportage avait été diffusé sur l’antenne de France Inter en octobre 2006.

François Ruffin s’est intéressé au monopole des trois majors de l'eau (Suez, Véolia et la Saur) qui distribuent 80% de l'eau en France. Face à ces mastodontes, des villes d'irréductibles leur résistent et re-municipalisent leur eau. Par principe, et aussi avec des baisses de factures à la clé... Le journaliste met en avant l'inertie de certains hommes politiques et de syndicats qui parfois font obstacle à un retour de la gestion de l’eau dans le giron du service public. Hommes politiques et syndicats dont beaucoup sont liés à ces multinationales de l'eau... L’émission évoque largement la bataille de l'eau qui oppose les associations de consommateurs et les collectivités aux quatre multinationales qui se partagent ce lucratif marché.


Vous pouvez écouter ces 3 émissions sur www.la-bas.org :

- La bataille de l’eau (1)
- La bataille de l’eau (2)
- La bataille de l’eau (3)


Et aussi :

- Position des diverses listes en lice pour les élections municipales de 2008 sur l'avenir de la gestion de l'eau à Brest.

14.02.2008

Aléas du marketing direct (2)

L'on est parfois surpris de la perception que peut provoquer l'exposition d'une réflexion que l'on propose sur un blog personnel. L'on ne sait pas en effet au départ si l'on sera véritablement lu ou quel sera la direction que prendra les débats. Parfois, la suite du débat pouvant se prolonger "off line".

Concernant la note que j'ai publié récemment sur la campagne de marketing direct initée par les socialistes brestois dans le cadre de cette campagne des municipales, j'ai ainsi reçu ce matin par courrier électronique le témoignage d'un autre conseiller de quartier à qui le document en question avait été adressé.

Monsieur Le Suavet qui s'implique dans le Conseil Consultatif du Quartier de Brest-Lambézellec a souhaité que soit rendu public l'échange qu'il a eu à ce sujet avec un responsable de la liste "Brest en marche" :

Lettre ouverte à Monsieur le "maire-candidat"

Monsieur le "maire-candidat",

Je viens de recevoir, par la poste, votre programme pour les municipales. J'ai reçu ce courrier en ma qualité de membre du Conseil Consultatif du Quartier de Brest-Lambézellec. Je déplore cet envoi pour deux raisons :

- Vous avez utilisé, en tant que candidat, les fichiers informatiques d'adresses qui vous ont été transmis en votre qualité de maire. Cette fusion de fichiers et cette confusion de "casquette" ne me semblent pas légales. Je vous demande donc de fournir ces fichiers aux autres listes qui se présentent aux municipales. Je me pose également des questions sur l'origine des fichiers qui vous ont permis d'adresser ce mailing aux associations brestoises !

- Cet envoi massif de 24 pages couleurs n'est pas très "développement durable", notion que vous souhaitez mettre au premier plan dans votre campagne électorale !


(suit la formule de politesse).


Je vous propose la réponse que lui a communiqué Marc Coatanéa au nom de la liste "Brest en marche" :

Monsieur,

Suite à votre courrier, je tenais à apporter certaines clarifications concernant l'envoi des programmes de la liste Brest En Marche. Il n'y a en effet aucune confusion des genres en la matière, il s'agit bien du programme d'une liste envoyé par un candidat. Les destinataires sont issus d'un fichier d'adresses qui a été acheté auprès des services de la mairie. Cette liste, regroupant des personnes particulièrement engagées pour notre ville, au sein d'associations ou des CCQ, est à disposition de l'ensemble des candidats qui souhaiteraient s'en servir, et son achat pour l'envoi du programme a fait l'objet d'une facture qui sera intégrée dans les comptes de campagne, conformément au Code Electoral. Il n'y a donc, comme vous pouvez le constater, aucun mélange des genres, tout cela se fait de façon parfaitement claire et transparente, et à égalité entre tous les candidats. Quant à l'aspect développement durable, nous avons choisi de limiter au maximum cette diffusion du programme "in extenso", qui sera surtout disponible sur le site Internet, et n'a donc été diffusé qu'à un cercle restreint de personnes engagées pour la vie de notre ville. Le document grand public, qui sera distribué à l'ensemble des Brestois, a été réduit à 12 pages, notamment pour permettre de réduire la consommation de papier. Par ailleurs, le papier utilisé est sans chlore, issu de forêts
gérées durablement. Si nous pensons que le recours à un support papier est toujours nécessaire, vous pouvez constater que nous nous efforçons d'en réduire l'impact au maximum.


(suit la formule de politesse).


Si l'on s'en tient à la réponse de monsieur Coatanéa, tout serait légal et certifié développement durable ! Circulez, il n'y a rien à voir ! Pourtant, je ne sais pourquoi, cela continue à me titiller. Qu'une liste des associations brestoises existe, ma foi, il n'y a pas de quoi en faire un fromage. Il est fort normal qu'une collectivité tienne à jour une liste des structures associatives qui sont sur son territoire. Que la collectivité tienne disponible cette information, cela semble dans l'ordre des choses. Que la Ville en fasse commerce cela peut se discuter. Ce qui continue à me gêner dans cette histoire reste le fait que les coordonnées personnelles des conseillers de quartier aient été intégrées dans un fichier informatisé sans que les intéressés aient donné leur accord pour communication au public, que cela soit ou non en contrepartie de la perception par la Ville d'une redevance, pour une utilisation qui n'a rien à voir avec la relation normale qui lie les élu-e-s et les membres de ces conseils d'habitants.

Concernant la notion de "développement durable" de tels mailings je reste septique au regard de l'argument avancé. Quoiqu'il en soit, je note que pour monsieur Coatanéa "le recours à un support papier est toujours nécessaire" ...pour la propagande électorale bien sûr. Allez monsieur Coatanéa, encore un petit effort et vous vous rendrez vite compte du caractère nécessaire d'un retour à un bulletin de vote de la même matière. Il suffira juste que ces derniers soient "sans chlore" et "issu de forêts gérées durablement". De plus cela permettrait à nouveau un contrôle citoyen des élections, état qui en soit devrait être revendiqué par tous les candidats à cette élection municipale. L'on en est hélàs loin à Brest. Pour ceux qui voudraient évoquer une éventuelle biodégradabilité des ordinateurs de vote opaques et invérifiables acquis à grands frais par la municipalité sortante, eut égard aux métaux lourds qui entrent dans leur composition, je laisserai l'argument à ceux qui voudront se l'approprier.

Aller plus loin :

- Loi n° 78-17 du 6 Janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés

09.02.2008

Aléas du marketing direct

brochure Brest en marcheEn l’absence de débats publics sur les dossiers locaux, l’objet de cette note portera à nouveau sur la forme de cette campagne municipale et plus particulièrement sur l’opération de marketing direct par voie postale mise en place en début de semaine par la liste “Brest en marche”. La base de la réussite d’une telle entreprise tient bien sûr au message que l’on veut adresser aux “prospects-électeurs”, mais aussi à la pertinence de la liste de personnes à qui l’on adresse ses courriers. Je ne m’attarderai pas sur le fond de la brochure (document de 24 pages) qui fait l’objet de ce mailing que la liste diffuse tout naturellement auprès de ses militants et sympathisants. Si les destinaires de cet envoi postal se limiterait à ce public, il n’y aurait rien à redire car l’on serait dans le cadre d’une communication politique normale en période électorale. Cela dit, que cette publication soit aussi adressée en plusieurs exemplaires à des associations (parfois jusqu’à cinq exemplaires au sein de la même structure !) par définition situées hors du jeu électoral, cela amène à débat sur la constitution du fichier qui a été le support de ce mailing de grande envergure. L’on peut à la rigueur penser qu’il y a eu fusion entre le fichier des voeux des élu-e-s socialistes et celui des militants et sympathisants du PS brestois. Ce qui devient risible, c’est le fait que leur base de donnée “associative” est loin d’être à jour en ce qui concerne la fonction des destinataires au sein des associations concernées. Quand ce n’est de constater que certains destinataires associatifs de cette brochure aient quitté Brest depuis un bon bout de temps. Que l’on constate aussi que cette brochure ait été adressée à une personne dont la seule visibilité citoyenne à Brest était jusqu’à présent de faire parti d’un conseil de quartier, l’on peut s’inquiéter sur d’éventuels croisements de fichiers. Pour l’histoire, la conseillère de quartier qui m’a remonté l’information est aujourd’hui inscrite sur une liste concurrente à celle du maire sortant. Devrait-on alors déjà parler de stratégie de débauchage avant le premier tour ?

07.02.2008

Agenda

jeudi 28 février 2008
Clôture définitive de la liste des électeurs.

lundi 25 février 2008
Ouverture de la campagne officielle des élections municipales et cantonales.

dimanche 9 mars 2008
Premier tour des des élections municipales et cantonales.

mardi 11 mars 2008
Espace sportif de Kérinou (31, rue Commandant-Drogou) ) - Horaire à préciser.
Le comité de quartier de Kérinou souhaite inviter les candidats encore en lice lors du second tour à un débat . Trois thèmes seront poposés en débat aux candidats : urbanisme, développement économique et démocratie.

dimanche 16 mars 2008
Deuxième tour des des élections municipales et cantonales.

automne 2008 (sous réserves)
Enquête d’utilité publique du projet "tramway" de la municipalité sortante.

01.02.2008

Radotage démocratique

Alors que des “progressistes” brestois se satisfont de la fin du contrôle citoyen dans le processus électoral introduit par l’utilisation d’ordinateurs de vote opaques et invérifiables, un peu de recul géographique semble un tant soi peu pertinent. Pour mieux appréhender localement les finalités d’un débat qui dépasse nos frontières, je me permets de vous faire partager l’opinion d’un américain résidant en Suisse à qui il a été demandé d’apporter son regard sur les élections américaines....

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