11.03.2008

“Brest en marche” dit non à la “Gauche debout”

La liste “La gauche debout” avec 8,9 % des voix exprimés au premier tour qui ne pouvait prétendre à figurer au second tour avait tenté sans véritablement conviction un rapprochement avec la liste “Brest en marche”. Sans surprise la tête de liste stauskhanienne et ses alliés “de gauche” n’ont pas répondu positivement à cette requête. On peut légitement comprendre que François Cuillandre n’ai pas souhaité prendre le risque de proposer une tribune et de la visibilté au sein des instances municipales à la liste de gauche alternative et écologiste en validant cette alliance. En effet, François Cuillandre a déjà la certitude de la docilité des petits groupes de gauche qui l’avait accompagné lors de son premier mandat en cas de l'obtention d’une majorité des suffrages dans les “urnes” dimanche prochain (pardon, dans les ordinateurs de vote...). L’on peut déjà toutefois observer un changement des lignes de force à la gauche du Parti Socialiste. Même si la “La gauche debout” ne sera pas représentée dans les instances municipales et communautaires municipales durant les six prochaines années, cette nouvelle entité dans le payage politique local peut déjà s’afficher désormais comme le second groupe brestois à gauche en terme de base électorale. “La gauche debout” peut aussi déjà revendiquer d’avoir véritablement assis le débat du retour à une gestion publique de l’eau là où les autres petites formations de gauche s’étaient inscrites aux abonnés absents durant cette campagne des municipales. Reste aux membre de “La gauche debout” à donner rapidement une existence pérenne à leur “collectif” au risque de suivre la même destinée que feu “BAGA” (Brest à gauche autrement). A suivre...

07.02.2008

Agenda

jeudi 28 février 2008
Clôture définitive de la liste des électeurs.

lundi 25 février 2008
Ouverture de la campagne officielle des élections municipales et cantonales.

dimanche 9 mars 2008
Premier tour des des élections municipales et cantonales.

mardi 11 mars 2008
Espace sportif de Kérinou (31, rue Commandant-Drogou) ) - Horaire à préciser.
Le comité de quartier de Kérinou souhaite inviter les candidats encore en lice lors du second tour à un débat . Trois thèmes seront poposés en débat aux candidats : urbanisme, développement économique et démocratie.

dimanche 16 mars 2008
Deuxième tour des des élections municipales et cantonales.

automne 2008 (sous réserves)
Enquête d’utilité publique du projet "tramway" de la municipalité sortante.

17.01.2008

Communication chabada-bada

Les différentes listes se faisant désirer pour entrer dans le cœur de la campagne, les sujets se font rares pour alimenter ce blog. Reste que, ne souhaitant pas rester démuni devant une page blanche qui ne demande qu’à être remplie, je vais commencer à m’intéresser aussi à la forme des campagnes des différentes listes en lice. C’est donc en toute légéreté que mon attention va se porter sur la communication chabada-bada de la liste “Pour Brest, la gauche debout”.

En politique, lorsqu’on parle aujourd’hui de listes chabada-bada en ce qui concerne les élections municipales, l’on fait référence à la loi récente sur la parité. La liste “Pour Brest, la gauche debout” qui revendique vouloir mettre en avant la question des inégalités homme/femme dans son projet a choisi une forme bien particulière pour affirmer cette approche dans cette campagne des municipales : signer chaque communication à la presse par à la fois un homme et une femme. Suffit de consulter leurs derniers communiqués pour s’en rendre compte. Tour à tour, ce sont Céline et Olivier, Christophe et Bahar, Benoist et Bahar, Céline et Benoist, Hubert et Céline, etc... qui s’affichent en signataires. Volontairement, je ne mentionnerai pas les noms de famille des intéressé-e-s car jusqu’à récemment seuls leurs prénoms figuraient sur leur site internet de campagne. A vouloir jouer la carte de la discrétion...

A croire que l’intention est d’évacuer toute personnalisation des réflexions proposées. Intention sans doute louable de plutôt vouloir mettre en avant les réflexions politiques en faisant le choix d’éviter de personnaliser l’émetteur de ces communications. La pensée devant privilégier la forme. Quoiqu’il en soit, à terme cette technique enléve toute personnalité aux membres de cette liste qui ne demandent à mon sens, du moins s’ils veulent être élu-e-s, à être identifié-e-s par les brestois en tant que personnes à part entière. L’on peut espérer pour eux qu’ils envisageront aussi désormais de s’exprimer individuellement dans certaines communications afin que l’on découvre la richesse de leurs personnalités. Quand un citoyen souhaite déléguer un mandat à quelqu’un, en dehors du programme électoral mis en avant par les candidats, l’on a envie de savoir qui compose les listes afin d’évaluer la capacité de ses membres à avoir ou non de la gniak pour s’exprimer dans la jungle politicienne locale en notre nom. C’est bien un minimum.

Je ne vous cache pas que ma lecture de cette technique de communication chabada-bada n’est pas partagée par tous les membres de mon entourage. Je ne doute pas qu’elle s’enrichira de vos commentaires. Je ne pense pas que l’intention première des intéressé-e-s fut que cette technique soit matière à débat. Je constate un peu amusé en finissant cette note, qu’elle aura permis d’apporter une certaine visibilité à la liste “Pour Brest, la gauche debout”. Ce n’est sûrement pas eux qui s’en plaindront.

26.12.2007

Pas de tête de liste pour “La gauche debout”

Traditionnellement les listes mettent en avant une personnalité pour mener leur campagne électorale des municipales. Pour casser avec la routine et sortir du jeu de la personnalisation de la joute électorale, les antilibéraux de “La gauche debout” ont choisi une autre voie assez originale, ne pas mettre en avant une personnalité en particulier mais choisir quatre porte parole. Ces quatre porte parole se partagent donc les quatres premières places sans qu’une dominance hiérarchique soit mise en place. Il est intéressant à noter que, pour la première fois à Brest, c’est une femme qui occupe le premier rang de la liste. Façon d’affirmer l’orientation féministe que “La gauche debout” souhaite entre autre défendre durant cette campagne des municipales.

Le “club” des quatres porte parole de la “Gauche debout” se composent de :

- Céline Mandon, 34 ans,technicienne au conseil général du Finistère
- Benoist Deschamp, 38 ans, ingénieur
- Bahar Jamshidi, 35 ans, Infirmière au CHU
- Erwan Quélennec, 28 ans, ouvrier imprimeur

Inconnus du grand public, les quatre porte paroles ne sont pourtant pas des novices de la militance locale. Céline Mandon, et Benoist Deschamp furent ces dernières années membres de la section locale de l’association ATTAC et s’investirent en 2005 dans la campagne du “Non” lors du référendum à la constitution “Giscard”. Ils font en outre parti des initiateurs de cette liste aux côtés de deux ex-membres de feu BAGA (Brest à gauche autrement). Bahar Jamshidi est connue pour sa militance au sein de l’association “Rien sans elles”. Quand à Erwan Quélennec, il était candidat de la LCR sur Brest-Rural lors des élections législatives de 2007. Il avait obtenu en juin dernier 2,74 % des voix exprimées sur la circonscription (3,77% sur la partie brestoise). LCR qui soutient financièrement cette liste.

21.12.2007

Europe, tramway, lorsqu'on parle de référendum

Reprise du blog tramway.blogs.letelegramme.com animé par Trollibus :

" On pouvait craindre ces jours derniers une OPA de la droite sur le thème du référendum, avec à la clé un clivage irrationnel entre méchants et gentils, une guerre de tranchées entre les "nous" et les "pas nous", et au final une absence de choix technique rationnel. Fort heureusement les partis à la gauche du PS se sont unis pour préserver le débat citoyen, le souci du service public et l'intérêt général. Au niveau européen, le PCF fait campagne pour un référendum national. Les Verts eux souhaitent un référendum européen. Quant à la liste Gauche debout, elle appellent à signer la pétition du Collectif du 29 mai, héritier de la campagne du Non de gauche de 2005. Rien à voir, me direz-vous, entre le référendum au niveau européen et le référendum au niveau local ? Eh bien si, les deux problèmes se ressemblent... "

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