04.06.2009

Grève d’un électeur

Lettre ouverte au Maire de Brest

Monsieur le Maire,

machine à voter NEDAPEuropéen convaincu, je n’irai tout de même pas voter le 7 juin prochain pour le scrutin de l’élection des députés européens. C’est amer et à contre cœur que je me résigne à ce choix. J’ai longtemps hésité avant de me décider à cette attitude radicale. Mais là, la coupe est pleine. Je me mets en grève...

16.03.2008

François Cuillandre élu maire de Brest

numéro un

13.03.2008

Village pipole

Quand des candidats à une élection raménent le débat politique à la lecture de leur carnet d’adresse “pipole”, l’on évalue assez vite qu'ils n’ont pas particulièrement envie de s’adresser à la partie la plus développée de notre encéphale. En la manière le candidat François Cuillandre pourra se revendiquer d’avoir été le meilleur. En effet, je n’arrive toujours à comprendre ce que les soutiens de Christophe Miossec ou de Jane Birkin (en l’occurence n’habitant pas la ville de Brest) auront apporté au débat pour défendre le projet de la liste “Brest en marche”. Quand je lis ce matin dans la presse locale que deux footballeurs, quoique certainement fort doués dans leur domaine d’activité sportive, s’impliquent d’une façon aussi engagée dans le déroulement de cette campagne électorale, je reste dubitatif sur la nature du nouvel argument que François Cuillandre veut mettre en avant par cette annonce pour convaincre les électeurs de lui confier les clés de la Ville de Brest dimanche prochain. Que l'on voudrait prendre les citoyens pour des imbéciles, l'on ne s'y prendrait autrement. La spéculation émotive serait elle le nouvel eldorado en matiére de marketing politique ?

26.01.2008

Un dernier vers pour la route

Ce vendredi 25 janvier s’est déroulé la 37 ème et dernière représentation du conseil municipal de cette mandature. Pas de grandes surprises dans la mise en scène, la pièce ayant été maintes fois jouée. Côté public, quelques jeunes premiers qui secrétement se voyaient déjà monter sur scène. Après un hommage du maire à la mémoire de Jean Guéguéniat, après des remerciements à ceux qui ont fait le choix de ne pas repartir en tournée électorale, la piéce peut commencer. Les dialogues s’égrennent au fur et à mesure des délibérations.

Fortuné Pellicano toujours habité par son personnage semblait avoir consulté sa boule de cristal : “les brestois ne se tromperont pas les 9 et 16 mars”, persuadé, “que le futur maire de Brest est dans la salle”. François Cuillandre de compléter “qu’il y aussi du monde dans la tribune”. Ben oui, fallait pas croire que la piéce se joue uniquement avec les acteurs qui avaient le droit de déclamer leurs tirades. Sacré Fortuné, pressé d’être au soir du second tour ? Toujours le mot d’auteur. Ce n’est pas du Audiard mais l’acteur a son public. Alain Masson en arrive à lui donner du “camarade”. Je vous le dis, du grand théâtre. Après allez vous étonner que l’on parle de droitisation du PS.

L’on va finir par sortir nos mouchoirs” déclama amusé Gérard Cabon. Pour Jean Champeau, le conseil municipal restera “un grand théâtre d’expression où les acteurs sont plus soucieux des effets de manche”. Et puis le cri du coeur du même Jean Champeau qui a décidé de quitter la scène : “Je ne vous aime pas tous... mais je vous aime tous bien”. Ambiance dans les rangs de l’opposition. Quelques scènes et délibérations plus tard, madame Péron de renvoyer Jean champeau à la lecture de son journal : “Tout ce qui est excessif est insignifiant”. Un point partout. Les actes se succédent les uns après les autres. Pour un final, Gaëtan Le Guern nous la joue sobre. Assistance admirative devant l’adjoint communiste qui avait habitué ses partenaires aux longues tirades interminables. Chapeau bas. "Les moissons de nos champs ne lassera les faucilles, les fruits passeront les promesses des fleurs”, du Malherbe cité par Jean-Yves Le Borgne. N’en jetez plus. V'là l'UMP qui jacte en alexandrins. Ce n’est plus un conseil municipal mais le Minisitère de la culture. Promesses, promesses... Tiens cela ne vous rappelle rien ?

11.01.2008

Drôle de vision de la démocratie

machine à voter NedapL’argument qu’avance Yves-Marie Robin dans l’édition de Ouest-France du 10 janvier pour justifier un éventuel maintien pour les municipales de machines à voter opaques et invérifiables pour l’électeur est assez osé pour être commenté. Le journaliste de Ouest-France considérerait de fait qu’un retour à un vote papier contrôlable par les électrices et électeurs brestois représenterait aujourd’hui une perte sèche financière pour la collectivité par la mise au rebut des machines à voter acquises à grand frais par la municipalité. L’aubaine pour les finances de la collectivité aurait été en 2004 que messieurs Cuillandre et Masson ne prennent unilatéralement la décision de cet achat fort contesté et constestable. Comptablement parlant, il faut se faire aujourd’hui une raison, quelque soit la configuration des bureaux de vote en mars prochain, la ville de Brest ne reverra jamais les centaines de milliers d’euros déjà dépensés pour l’acquisition des ordinateurs de vote NEDAP “impossibles à (re)vendre” car ne répondant pas à des exigences élémentaires de démocratie. Ce n’est pas par hasard, que des milliers de ces machines NEDAP pourtant acquises pour plusieurs millions d’euros par le gouvernement irlandais dorment toujours dans un hangar depuis 2004 sans avoir jamais été utilisées. Ce n’est pas par hasard qu’à l’automne 2007 le gouvernement hollandais a retiré son agrément aux machines à voter de ce même fabricant. Huit mille machines furent ainsi mises hors circuits. En dehors de continuer à afficher un mépris vis à vis du corps élecoral, maintenir l’utilisation de ces ordinateurs de vote déjà obsolètes aménerait aujourd’hui la collectivité brestoise à engager d’autres dépenses. En effet, il est bon à savoir que pour une élection à deux tours, le coût estimé pour la maintenance et l’assistance de ces matériels est facturé à la ville de Brest à plus de quinze mille euros. Alors ces machines à voter, toujours une aubaine pour les contribuables brestois ? Il serait peut être temps pour l’équipe sortante d’arrêter les frais et de privilégier aujourd'hui l’organisation de scrutins véritablement démocratiques. A moins que Michèle-Alliot Marie ne soit actuellement maire de Brest, François Cuillandre a encore pouvoir de décision dans notre ville afin que soient mises en place les conditions pour que les scrutins de mars prochain soient à nouveau contrôlables par les électrices et les électeurs brestois comme ce fut le cas jusqu’en 2004 dans la cité du Ponant.

09.01.2008

Voix d’eau dans la campagne (1)

La question de la gestion de l'eau est une question d'orientation politique majeure qui ne peut être secondaire à Brest et de fait demeure désormais un sujet pivot de la campagne des municipales de mars 2008 que certains esprits limités auraient voulu restreindre de façon populiste à un "pour" ou "contre" le tramway de la majorité sortante. Si la fin du contrat liant la collectivité à l'entreprise privée Véolia est prévue en 2012, le choix politique qui modifiera éventuellement le mode de gestion communautaire sera pris en 2010. Le prochain conseil communautaire aura à se prononcer sur l'une des possibilités possibles : reprise d'une gestion en régie directe par la collectivité, gestion via une société d'économie mixte publique/privée qui serait alors créée, ou gestion déléguée à une entreprise privée comme c'est le cas depuis 1987.

S'il avait fallu attendre que les communistes brestois finissent de digérer leur consommation de dinde, chocolats et autres confiseries de fin d'année (voir "Echanges et initiatives" No 47 - janv/fev 2008), pas sûr que le débat sur l'avenir de la gestion de l'eau à Brest aurait été abordé lors de cette campagne électorale. L'on comprend aisément l'importance pour les brestois de connaître avant mars prochain le postionnement sur ce dossier des différentes listes se présentant aux municipales de 2008.

Divers points de vue ont été déjà mis en avant par les différentes listes.

S'exprimant au nom de la liste UMP, Laurent Prunier a déjà affiché sa préférence pour une gestion privée, BMO n'étant pas à ses yeux la mieux placée pour gérer l'eau. Cela étant, il renvoi le débat à après les municipales en mettant en avant la nécessité d'évaluer le système actuel tout en associant la population s'inspirant ...d'une suggestion du communiste Maxime Paul. Laurent Prunier rejette d'office l'idée d'une SEM (société d'économie mixte) : "...une usine à gaz où les responsabilités se diluent... cela reviendrait à faire pareil [qu'une gestion privée], tout en faisant croire que l'on fait autrement.".

Pour l'ex élu UMP Fortuné Pellicano qui présente une liste indépendante suite à son exclusion de son ancienne formation, la préférence irait à une gestion mariant privée et public via une gestion par une SEM.

Le MoDem reste assez discret sur son positionnement. Mickaël Cabon souhaite aborder la question du meilleur rapport entre prix et service rendu. Les membres du MoDem brestois entendent "...mettre sur la table, le moment venu, tous les éléments du débat afin que les meilleures décisions soient prises."

Les membres de la liste "Pour Brest, la gauche debout" affichent clairement "leur volonté de revenir à une gestion publique directe de l’eau, dès la fin du contrat avec Veolia en 2012, et de le négocier avant son échéance".

Cette volonté de revenir à une gestion publique de l'eau est partagée par la liste que souhaite présenter le Parti des Travailleurs.

Le positionnement de la liste de gauche plurielle menée par François Cuillandre est plus que confuse. La préférence des socialistes brestois porterait sur une gestion via une société d'économie mixte public/privée. Cependant François Cuillandre n'est pas "chaud" pour s'exprimer sur le sujet quatre ans avant la fin du contrat avec Véolia. Pour François Cuillandre "...l'important c'est la qualité et le prix de l'eau, pas le mode de gestion. Les brestois se moquent de savoir qui gère le réseau d'eau" (réunion de bilan - 22/11/2007). Pour le PCF, BNC, UDB/Frankiz Breizh et les Verts associés aux socialistes, c'est un autre son de cloche. Ils ont déclarés publiquement lors de la séance du conseil communautaire de Brest Métropole Océane du 14 décembre 2007 via une annonce commune leur souhait pour un "retour à la maîtrise publique donnant à la collectivité l’opportunité de rebâtir un vrai service public local de l’eau, pour une production et une distribution à coût maîtrisé, dans une approche du développement soutenable et au service de tous !". Calculette en main, les brestoises et les brestois noteront tout de même que, quels que soient les sujets proposés en délibération des conseils communautaires qui suivront l'échéance de mars prochain, les signataires de cet appel demeureraient encore minoritaires en nombre face à leur allié socialiste en cas de victoire de la liste Cuillandre aux prochaines élections municipales. La liste de la majorité sortante aura intérêt à clarifier le positionnement quelle souhaite défendre dans son programme qui sera présenté aux électeurs brestois. Une proposition mi-figue mi-raisin de leur part ou un renvoi du débat à l'après municipales ne pourraient être longtemps très crédibles alors qu’en qualité de membres de la majorité municipale sortante, ils avaient été particuliérement privilégiés depuis sept ans pour étudier les tenants et aboutissants de l’échéance qui se présente en 2012 en ce qui concerne le dossier de la gestion de l'eau à Brest.

Pour mémoire, il est bon de rappeler que la privatisation du service de l'eau à Brest en 1987 par la municipalité de droite de l'époque ne s'était pas faite sans résistances. Les socialistes brestois s'étaient exprimés pour le maintien en régie par la collectivité.

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Lors du débat public organisé le 13 décembre 2007, les représentants du PC, BNC, Verts et régionalistes avaient indiqué vouloir peser sur le programme municipal de la liste "Brest en marche" menée par les socialistes pour modifier la partie sur l'eau. Les faits ont montré le peu d'influence qu'ils ont pu avoir sur le positionnement de la liste de la majorité sortante sur ce dossier. L'attitude collégiale de la liste "Brest en marche" fut au final de "noyer le poisson" en renvoyant le débat à l'après échéance électorale de mars 2008.


Autres articles sur le même sujet sur Brestmunicipales2008


Aller plus loin :

- Brest-eau-publique.net

- Association S-eau-S

- Le guide du citoyen élu pour un service public de l'eau

- Coordination nationale des Associations de Consommateurs d'Eau


Revue de presse

- Gérard Borvon. « Pour l’eau la régie directe s’impose ! »
Télégramme - mardi 5 février 2008

04.01.2008

Du reuz chez les socialistes

logo parti socialisteL’image d’une liste “gauche unie” que voulait donner François Cuillandre et ses partenaires actuels de la la majorité municipale vole en éclat. L’on pouvait en effet apprendre ce matin dans la presse que des adhérents du parti socialiste brestois, membres du courant “mouvement socialiste novateur” projetaient de se désolidariser de la liste Cuillandre pour mener campagne en toute autonomie. Cette scission serait justifiée par le fait que le programme de la liste Cuillandre en cours de finalisation ne reprendrait pas des propositions faites par les membres de ce courant. L’absence de candidats issus du “mouvement socialiste novateur” aurait aussi motivé ce choix d’autonomie. L’officialisation de cette liste devrait se faire mi janvier. Alors nouvelle liste à gauche à Brest ou tactique interne de dernière minute au sein du parti socialiste brestois pour influer sur la composition de la liste et du programme défendue par François Cuillandre ? A suivre...

10.12.2007

Municipales à Brest : cherchez la femme

Machos les groupes politiques brestois? Si la parité est désormais inscrite dans la loi, à Brest le choix d’une femme comme tête de liste pour les élections municipales ne fait pas légion. L’on a beau chercher parmi les têtes de liste des précédents scrutins municipaux brestois, l’on ne trouve que la représentation du genre masculin. Verra t-on enfin une tête de liste féminine aux municipales de 2008 à Brest? Peut être...

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