11.01.2008
Drôle de vision de la démocratie
L’argument qu’avance Yves-Marie Robin dans l’édition de Ouest-France du 10 janvier pour justifier un éventuel maintien pour les municipales de machines à voter opaques et invérifiables pour l’électeur est assez osé pour être commenté. Le journaliste de Ouest-France considérerait de fait qu’un retour à un vote papier contrôlable par les électrices et électeurs brestois représenterait aujourd’hui une perte sèche financière pour la collectivité par la mise au rebut des machines à voter acquises à grand frais par la municipalité. L’aubaine pour les finances de la collectivité aurait été en 2004 que messieurs Cuillandre et Masson ne prennent unilatéralement la décision de cet achat fort contesté et constestable. Comptablement parlant, il faut se faire aujourd’hui une raison, quelque soit la configuration des bureaux de vote en mars prochain, la ville de Brest ne reverra jamais les centaines de milliers d’euros déjà dépensés pour l’acquisition des ordinateurs de vote NEDAP “impossibles à (re)vendre” car ne répondant pas à des exigences élémentaires de démocratie. Ce n’est pas par hasard, que des milliers de ces machines NEDAP pourtant acquises pour plusieurs millions d’euros par le gouvernement irlandais dorment toujours dans un hangar depuis 2004 sans avoir jamais été utilisées. Ce n’est pas par hasard qu’à l’automne 2007 le gouvernement hollandais a retiré son agrément aux machines à voter de ce même fabricant. Huit mille machines furent ainsi mises hors circuits. En dehors de continuer à afficher un mépris vis à vis du corps élecoral, maintenir l’utilisation de ces ordinateurs de vote déjà obsolètes aménerait aujourd’hui la collectivité brestoise à engager d’autres dépenses. En effet, il est bon à savoir que pour une élection à deux tours, le coût estimé pour la maintenance et l’assistance de ces matériels est facturé à la ville de Brest à plus de quinze mille euros. Alors ces machines à voter, toujours une aubaine pour les contribuables brestois ? Il serait peut être temps pour l’équipe sortante d’arrêter les frais et de privilégier aujourd'hui l’organisation de scrutins véritablement démocratiques. A moins que Michèle-Alliot Marie ne soit actuellement maire de Brest, François Cuillandre a encore pouvoir de décision dans notre ville afin que soient mises en place les conditions pour que les scrutins de mars prochain soient à nouveau contrôlables par les électrices et les électeurs brestois comme ce fut le cas jusqu’en 2004 dans la cité du Ponant.08:30 Publié dans Démocratie, Droite, Médias, MPF, PCF, PS, UMP | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, municipales, democratie, vote électronique, Cuillandre, Masson
07.01.2008
Un scoop qui fait pschitt
Cette “mauvaise plaisanterie” n’apparaît pas innocente car elle semble avoir été initiée par quelqu’un connaissant bien le microcosme politico-médiatique. Reste à nos “Rouletabille” de la presse écrite “qui jurent qu’on ne les y reprendra pas” à démasquer ce petit plaisantin. Ce qui ne devrait pas être trop difficile, ce dernier aurait laissé assez d’indices pour retrouver sa trace. Alors, militant déçu du PS brestois ? Opposant à la liste menée par François Cuillandre ? Ou plus pernitieux, intrigue sortie du cerveau tordu de la liste issue de la majorité municipale sortante souhaitant attirer l’adhésion d’un électorat rejetant de telles méthodes de déstabilisation ? Aucune hypothèse ne pouvant à ce jour être exclue, l’élection présidentielle de 2007 nous a déjà démontré que rien ne peut être désormais épargné aux électeurs en terme de campagne poubelle.
13:40 Publié dans Médias, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : brest, politique, municipales, Parti Socialiste, presse, médias
04.01.2008
Du reuz chez les socialistes
L’image d’une liste “gauche unie” que voulait donner François Cuillandre et ses partenaires actuels de la la majorité municipale vole en éclat. L’on pouvait en effet apprendre ce matin dans la presse que des adhérents du parti socialiste brestois, membres du courant “mouvement socialiste novateur” projetaient de se désolidariser de la liste Cuillandre pour mener campagne en toute autonomie. Cette scission serait justifiée par le fait que le programme de la liste Cuillandre en cours de finalisation ne reprendrait pas des propositions faites par les membres de ce courant. L’absence de candidats issus du “mouvement socialiste novateur” aurait aussi motivé ce choix d’autonomie. L’officialisation de cette liste devrait se faire mi janvier. Alors nouvelle liste à gauche à Brest ou tactique interne de dernière minute au sein du parti socialiste brestois pour influer sur la composition de la liste et du programme défendue par François Cuillandre ? A suivre...12:40 Publié dans Médias, Politique, PS | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, municipales, Cuillandre







