22.07.2008

La résistible ascension du vote invérifiable

Pierre Muller, l'un des animateurs du site internet Ordinateurs-de-vote.org a souhaité commenter le doublement du vote électronique par un vote papier lors du vote des parlementaires le 21 juillet 2008 à Versailles.

" Ce 21 juillet, le Congrès réuni à Versailles se prononce sur la réforme des institutions, et cette décision est prise au moyen d’un système de vote électronique.

Comme ce vote s’annonce serré, M. Bernard Accoyer a cru bon de le doubler d’un décompte manuel des bulletins de vote « de façon à écarter toute contestation ». Cette précision confirme que le président de l’Assemblée sait que même un décompte informatique peut être sujet à erreur et, partant de là, que sa sincérité pourrait être questionnée.


Cette première indique que nos élus ont maintenant conscience qu’un vote électronique échappe par essence à toute observation, conclusion à laquelle sont déjà arrivés de nombreux électeurs « cobaye » dans les villes dotées d’ordinateurs de vote..."


Je vous invite à lire l'intégralité du propos de Pierre Muller sur Agoravox.fr


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27.05.2008

Abandon du vote électronique aux Pays-Bas

Le 16 mai 2008, le gouvernement néerlandais a annoncé sa décision d'abandonner définitivement l'utilisation des ordinateurs de vote lors des futures élections pour un retour aux scrutins électoraux utilisant des bulletins papiers et des crayons...

Lire la suite...

26.03.2008

Les 100 premiers jours

Un agenda des cent premiers jours de mandat réalisé par les membres de l'association "Rien sans Elles". Ecrit tout d'abord pour les éluEs, cet agenda s'adresse aussi bien aux femmes comme aux hommes.

"Les cent jours... Une formule symbolique... Un temps très court, entre période électorale et début de l'été, avec un agenda très dense, marqué par des étapes qu'il vaut mieux pour les nouvelles élues de ne pas manquer si elles ne veulent pas en subir les conséquences pendant six ans..."

- L'agenda de Rien sans Elles

08.03.2008

Comment contester l'utilisation des machines à voter

En 2004, l'usage d'ordinateurs de vote opaques et invérifiables a été imposé sans débat par la municipalité aux électeurs et électrices brestois.

Afin d'exprimer (encore une fois !) en toute légalité votre désaccord avec cette régression démocratique et revendiquer votre souhait du retour à Brest au vote papier avec urnes transparentes, il vous est proposé un modèle de lettre à remettre aux président-e-s de votre bureau de vote et à joindre au procès-verbal du scrutin.

Modèle de lettre type à télécharger :

- Document au format .RTF ou au format .PDF

Vous pouvez reprendre le texte ci-dessous ou l’adapter :

=============
[Prénom, Nom]
[Adresse]
29200 Brest

Brest, le 09 mars 2008


Elections municipales et cantonales - 1er tour


Bureau de vote de Brest numéro [numéro]


Contestation de l'utilisation de machines à voter


Monsieur le Président du Bureau de vote,
Madame la présidente du Bureau de vote,


Mon bureau de vote est équipé d’une machine à voter.

J’ai toujours voté jusqu’à présent avec des bulletins en papier dans des conditions qui donnaient satisfaction.

Aujourd’hui je n’ai pas eu la possibilité de voter avec un bulletin papier comme je le souhaitais.

Avec cette machine, rien ne me permet de vérifier que les votes sont enregistrés correctement. Le contrôle visuel et la possibilité de recomptage qui existaient avec le dépouillement des bulletins papiers ne sont plus possibles.

Il m’est demandé de faire confiance à une technologie que je ne connais pas, et qui est maîtrisée par une société informatique à laquelle je ne souhaite pas déléguer la transmission de mon vote.

Je souhaite revenir à l'organisation d'un vote avec bulletin "papier", avec la possibilité de vérifier simplement la validité du scrutin au moment du dépouillement.

Je vous demande de faire figurer cette demande au procès-verbal de l’élection.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, Madame la Présidente, mes sincères salutations,


Signature


=============

Les présidents et assesseurs des bureaux de vote connaissent cette démarche et prendront cette lettre qu’ils joindront au procès-verbal de votre bureau de vote. Il est conseillé la plus grande courtoisie lors de votre remise de lettre. Perturber le bon déroulement d’une élection reste répréhensible et n’engagerait que la responsabilité de son auteur.

- A lire aussi sur le site internet Ordinateurs-de-vote.org:
Action : élections municipales et cantonales 2008


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07.03.2008

Il était une fois... des urnes transparentes

Le 1er janvier 1991 l’utilisation d’urnes transparentes devenait obligatoire en France suite à la mise en application de la loi numéro 88-1262 du 30 décembre 1988. Une véritable révolution dans le système électoral français. Tout scrutin ne pourrait désormais se dérouler qu’avec des urnes dont les quatre faces verticales seraient transparentes. La finalité de ce choix était de permettre à tout électeur de pouvoir observer que les urnes étaient réellement vides au début du scrutin. Ce processus de transparence était présenté alors comme un procédé antifraude légitimement compréhensible par tout le corps électoral. L’on en comprend effectivement le sens. Comme le commentait le journaliste Jean-Pierre Beuve dans Ouest-France du 17 octobre 1990, “...Lors des prochaines consultations électorales, Marianne y verra plus clair.” . A partir du moment où l’on en s’en donnait la peine, les étapes de l’élection étaient dorénavant contrôlables par le peuple, le système répondant aux exigences de notre Constitution (“gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple”). Cette transparence a perduré jusqu’à aujourd’hui en ce qui concerne les scrutins traditionnels avec bulletin de vote en papier, ceci même si ce système de vote a encore de grandes marges d'amélioration devant lui. Il suffit de s’intéresser à la jurisprudence pour comprendre la portée de la loi du 30 décembre 1988. Pas si loin de nous, suite au référendum du 24 septembre 2000, le Conseil constitutionnel avait annulé le scrutin qui s’était déroulé dans le bureau de vote installé dans la mairie de Biarotte (Landes) car il avait été fait usage d’une urne non transparente en méconnaissance des dispositions de l’article L. 63 du code électoral (Décision du 28 septembre 2000).

S’attarder sur le côté transparent des urnes traditionnelles permet de mettre en avant le folklore qui sera désormais mis en place par les collectivités pour donner artificiellement l’illusion à la populace d’une soit disante “sécurisation” des différentes étapes d’une élection utilisant des ordinateurs de vote. “Contrôles” dont le peuple est désormais totalement dépossédé. Citoyens qui doivent alors faire aveuglément confiance à des tiers (mandataires des listes en lice et assesseurs) qui ne sont là que pour cautionner une mise en scène dont ils se rendent naïvement (consciemment ?) complices. Quand on sait que l’accès au programme informatique des ordinateurs de vote est refusé à ces tiers (et bien sûr aux citoyens!) en raison de secrets industriels, l’on aurait de quoi vouloir se rouler par terre de rire si notre démocratie n’était concernée.

La lecture du magazine municipal de la Ville de Brest “Sillage” numéro 128 (février/mars 2008) permet d'apprécier le comique de la chose. Quand la Ville de Brest indique “donner l’assurance” à tous les responsables de listes et à leurs mandataires “de ne pas utiliser deux fois de suite une machine une même machine dans un bureau”, l’on comprend bien vite à quel point l’on prend les électeurs pour des imbéciles. A croire que ces chinoiseries de procédures au service d’une pseudo “sécurisation resserrée” (sic) seraient à même de remplacer le principe constitutionnel du contrôle des scrutins par chaque citoyen. Quand on lit toujours dans la revue municipale brestoise tout le pataquès technique et logistique qui sera mis en place à partir de 4h du matin (sic) avec “cellule de maintenance en alerte” (sic) toute la journée du scrutin, là on se dit qu’il y aurait assez de vessies pour éclairer la place de la Concorde un soir de pleine lune. Tout cela pour devoir attendre, “la loi l’impose” (sic), 20h00 pour la diffusion définitive des résultats officiels.

Le citoyen qui s’intéresse un temps soit peu à ce dossier du vote électronique appréciera la volonté des élus brestois à se conformer à la loi, surtout lorsqu’elle est royalement bafouée lors de l’utilisation de ces ordinateurs de vote (en l’occurence à Brest ceux du fabricant NEDAP). A titre d’exemple pris à peine au hasard, lors des scrutins des 9 et 16 mars prochains, les électeurs brestois ne pourront constater, contrairement au Code électoral, que la reproduction du bulletin de vote correspondant à chaque liste (que la jurisprudence a assimilé au bulletin traditionnel) sur le pupître de vote des ordinateurs NEDAP ne reproduira pas la TOTALITE des noms des membres de chaque liste en lice.
planche de bulletins

Ceux qui croyaient encore qu’une élection municipale dans les villes de plus de 3500 habitants s’apparentait à une élection de listes d’individus en seront pour leurs frais. Et encore, je n’imagine pas la situation si dans un bureau de vote un électeur s’autoriserait à contester à la fin du scrutin l’information communiquée par le fameux “ticket de caisse” imprimé par la machine, exigeant dès lors un recomptage manuel de tous les bulletins de vote! J’ai eu beau chercher un soupçon de réponse à cette situation dans la fameuse circulaire ministérielle du 1er février 2008portant sur l’utilisation des machines à voter à l’occasion des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008”, je n’ai rien trouvé en dehors d’un autre pataquès rédactionnel qui a coup sûr sera brandit comme un parapluie institutionnel par les collectivités en cas de problèmes le jour des scrutins. Annoncer à l’électeur exigeant que la machine est “agréée” risque de n’être guère convaincant pour se substituer au recomptage de “bulletins” qui n’ont plus d’existence matérielle. Ainsi soit-il.

Devrons nous en conséquence demander au législateur de modifier vers le bas le Code électoral pour permettre aux marchands d’ordinateurs de vote de continuer à vendre leurs matériels aux collectivités ou bien l’Etat français fera t-il à nouveau le choix comme en 1988 de privilégier le contrôle citoyen des élections par le retour à une utilisation généralisée d’urnes transparentes dont certains électeurs sont privés depuis déjà quatre longues années?

Pour l’anecdote, à Brest les urnes transparentes furent acquises pour le “Référendum tramway” de 1990 (qui fait encore débat aujourd’hui) anticipant la mise ne vigueur de la loi de 1988.

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03.03.2008

Les secrets de l'isoloir

Les secrets de l'isoloir - Alain Garrigou Dans cette dernière ligne droite d'avant les scrutins des 9 et 16 mars, je ne ne peux qu'inviter tous les membres des différentes listes et les électeurs à se plonger dans la lecture d'un petit livre "Les secrets de l'isoloir" écrit par Alain Garrigou. Cet ouvrage retrace l'histoire de l'urne et de l'isoloir... S'arrêter pour prendre le temps de réléchir autour du rite démocratique s'impose à un moment où certains élus en mal de reconnaissance technologique ont réintroduit dans leur ville l'opacitié électorale et ont rendu les scrutins incontrôlables pour les électeurs avec la mise en place des ordinateurs de vote.

"Les secrets de l'isoloir"
par Alain Garrigou
Editions Thierry Magnier - Collection : Troisième culture
ISBN : 978-2-84420-625-1

28.02.2008

Tournez à gauche !

Vidéo réalisée par l'association belge PourEva à la veille des élections régionales et européenne de 2007.



Et vous à Brest, les 9 et 16 mars prochain, allez vous confier votre voix à un ordinateur?


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26.02.2008

Buzz de campagne

"La gauche debout !" sur la scène politique helvétique ?

La Tribune de Genève y consacrerait sa Une ainsi qu'une vidéo.

...En fait, il n’y a jamais eu d’élection secrète et la "gauche debout !" n'est pas le nouveau représentant populaire du canton de Genève. La liste "La gauche debout !" a été la victime "presque involontaire" d'une opération de marketing viral sur internet qui a pour but la promotion du nouveau site internet de la Tribune de Genève : http://www.tdg.ch .

Merci aux membres de la liste "La gauche debout !" d'apprécier à sa juste valeur ce clin d'oeil humoristique.

23.02.2008

Le bon numéro

Juqu'à présent, l'ordre de présentatition des affiches sur les panneaux officiels de campagne dépendait de celui de l'arrivée des listes en Préfecture. Contraintes de procédure qui instaurait une certaine agitation chez les groupes politiques pour qui l'enjeu était d'occuper la position numéro 1 censée apporter une influence au candidat ou à la liste occupant cet espace soit disant privilégié. Afin d'apporter plus de sérénité à cette phase de procédure électorale tout en permettant une amélioration du travail des fonctionnaires, le choix a été fait désormais de privilégier le tirage au sort pour affecter les emplacements d'affichage électoral.

A Brest l'ordre déterminé par le tirage au sort issu d'une "urne transparente" est le suivant :

1 - Liste Faire Gagner Brest (Pellicano)
2 - Liste ouvrière et socialiste (PT)
3 - Liste Gauche debout
4 - Liste Brest en marche (PS)
5 - Liste UMP
6 - Liste Brest au coeur (Modem)
7 - Liste Lutte Ouvrière

Sacré Pellicano, il pourra se vanter d'être le numéro 1 durant les trois dernières semaines de campagne avant le premier tour !

Il est à noter que c'est cet ordre qui devrait être proposé aux électeurs sur le pupître des ordinateurs de vote opaques et invérifiables (sic) ... s'ils sont à nouveau imposés aux électeurs brestois les 9 et 16 mars prochain. En effet, comme le stipule le code électoral, le bulletin des listes comportant plus de 31 noms doivent être au format 210 x 297 mm permettant l'affichage de tous les noms des personnes qui composent les listes en lice (Article R30). L'article L256 rappelant que les bulletins distribués aux électeurs devant comporter autant de noms qu'il y a de sièges à pourvoir.

La circulaire ministérielle NOR INTA 0800023C du 1er février adressée aux préfets rappelle quant à elle la nécessité du consentement de TOUTES les listes en lice pour une éventuelle modification de cette présentation aux électeurs :" La présentation du dispositif, dont la réalisation appartient à vos services, doit concilier le principe d’égalité entre les candidats ainsi que la liberté de leur choix. A cette fin, la commune doit consulter obligatoirement chaque candidat ou liste de candidats ou leur représentant pour recueillir leur accord sur le dispositif envisagé. L’acceptation des candidats figure sur un procès-verbal en deux exemplaires (...) "

A lire :

- Candidats, ne négligez pas la présentation de vos bulletins

22.02.2008

Candidats, ne négligez pas la présentation de vos bulletins

Communication des animateurs du site Ordinateurs-de-vote.org

" Dans le cadre de notre travail d'observation des élections, nous portons à la connaissance du public et plus particulièrement des candidats les remarques suivantes.

Lors des élections législatives de 2007, des ordinateurs de vote avaient handicapé certains candidats, car ils n'affichaient que le nom de l'aspirant député sans son suppléant. Une circonscription comprend souvent plusieurs villes, et un cas de figure fréquent est un tandem à la députation de deux maires de cette circonscription. Les habitants de la ville du suppléant ne réalisaient pas tous que le candidat proposé sur l'écran faisait équipe avec leur maire qu'ils connaissaient mieux.

Cette année, le problème est plus aigu, puisque les listes se présentant aux élections municipales comprennent plusieurs dizaines de candidats. Chacun de ces candidats, même si leur notoriété est très variable, est connu d'électeurs spécifiques, ne serait-ce que de leurs voisins.

Deux problèmes - liés - se posent :

- le bulletin indique-t-il à l'électeur la liste entière des candidats, comme le requiert l'article L256 du Code électoral ?

- cette liste est-elle présentée de façon claire et confortable à lire par tout électeur, électeur qui peut avoir oublié ses lunettes de lecture ? A partir de 33 co-listiers (ce qui correspond à une ville de plus de 10 000 hab.), la taille de bulletin préconisée par le Code électoral est le format A4, soit21 x 29,7 cm (article R30) .
"

Lire l'intégralité de l'article...

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