04.06.2009

Grève d’un électeur

Lettre ouverte au Maire de Brest

Monsieur le Maire,

machine à voter NEDAPEuropéen convaincu, je n’irai tout de même pas voter le 7 juin prochain pour le scrutin de l’élection des députés européens. C’est amer et à contre cœur que je me résigne à ce choix. J’ai longtemps hésité avant de me décider à cette attitude radicale. Mais là, la coupe est pleine. Je me mets en grève...

07.12.2008

Vers le retour des scrutins démocratiques à Brest ?

La chose n’est pas passée inaperçue. Ce sont de bonnes vieilles urnes traditionnelles qui ont été utilisées à Brest pour le scrutin des élections prud'hommales. Les salariés/électeurs auront eu ainsi la garantie que leur choix a été bien le reflet de la réalité avec la possibilité qu'un recomptage soit possible en cas de contestation. Le retour à l’utilisation des urnes transparentes par le service élections de la Ville de Brest pour l’organisation de l’élection prud’hommale s’affiche donc comme une véritable révolution dans la cité du Ponant. En effet depuis quatre longues années, ce sont d’opaques ordinateurs de vote qui étaient imposés par la municipalité aux électeurs brestois lors des rendez-vous électoraux...

Lire la suite...

12.07.2008

Arnaque municipale en vue

Brest 2008 - pub sillageSi l’on devait se laisser bercer par la vague médiatique aux relents complaisamment surjoués qui accompagne l’approche de la manifestation maritime “Brest 2008", une certaine bienveillance populiste locale voudrait que chacun de nous s’installe déjà en posture de prosternation disciplinée et béate dans l’attente de l’arrivée des grands voiliers dans la rade de Brest...

Lire l'intégralité de l'article...

16.03.2008

Résultats des élections municipales à Brest - 2éme tour - 16 mars 2008



55 siéges à pourvoir

Electeurs inscrits : 87872
Votants : 44201
Exprimés : (non renseigné)
"Blancs" (en % des votes exprimés)  : (non renseigné) % soit 2260 votes blancs
Nuls : Pas de posibilité de voter nul dû au fait de l'utilisation imposée d'ordinateurs de vote opaques et invérifiables.

Participation : 50,30 %
soit un taux d’abstention de 49,70 %
43671 électeurs brestois ne sont pas allés voter au second tour des élections municipales de 2008.

Liste "Brest en marche"
25448 voix - 60,68 % des suffrages exprimés

Liste "Ensemble, ambitieux pour Brest"
11996 voix - 28,60 % des suffrages exprimés

Liste Pellicano
4497 voix - 10,72 % des suffrages exprimés


13.03.2008

Village pipole

Quand des candidats à une élection raménent le débat politique à la lecture de leur carnet d’adresse “pipole”, l’on évalue assez vite qu'ils n’ont pas particulièrement envie de s’adresser à la partie la plus développée de notre encéphale. En la manière le candidat François Cuillandre pourra se revendiquer d’avoir été le meilleur. En effet, je n’arrive toujours à comprendre ce que les soutiens de Christophe Miossec ou de Jane Birkin (en l’occurence n’habitant pas la ville de Brest) auront apporté au débat pour défendre le projet de la liste “Brest en marche”. Quand je lis ce matin dans la presse locale que deux footballeurs, quoique certainement fort doués dans leur domaine d’activité sportive, s’impliquent d’une façon aussi engagée dans le déroulement de cette campagne électorale, je reste dubitatif sur la nature du nouvel argument que François Cuillandre veut mettre en avant par cette annonce pour convaincre les électeurs de lui confier les clés de la Ville de Brest dimanche prochain. Que l'on voudrait prendre les citoyens pour des imbéciles, l'on ne s'y prendrait autrement. La spéculation émotive serait elle le nouvel eldorado en matiére de marketing politique ?

11.03.2008

“Brest en marche” dit non à la “Gauche debout”

La liste “La gauche debout” avec 8,9 % des voix exprimés au premier tour qui ne pouvait prétendre à figurer au second tour avait tenté sans véritablement conviction un rapprochement avec la liste “Brest en marche”. Sans surprise la tête de liste stauskhanienne et ses alliés “de gauche” n’ont pas répondu positivement à cette requête. On peut légitement comprendre que François Cuillandre n’ai pas souhaité prendre le risque de proposer une tribune et de la visibilté au sein des instances municipales à la liste de gauche alternative et écologiste en validant cette alliance. En effet, François Cuillandre a déjà la certitude de la docilité des petits groupes de gauche qui l’avait accompagné lors de son premier mandat en cas de l'obtention d’une majorité des suffrages dans les “urnes” dimanche prochain (pardon, dans les ordinateurs de vote...). L’on peut déjà toutefois observer un changement des lignes de force à la gauche du Parti Socialiste. Même si la “La gauche debout” ne sera pas représentée dans les instances municipales et communautaires municipales durant les six prochaines années, cette nouvelle entité dans le payage politique local peut déjà s’afficher désormais comme le second groupe brestois à gauche en terme de base électorale. “La gauche debout” peut aussi déjà revendiquer d’avoir véritablement assis le débat du retour à une gestion publique de l’eau là où les autres petites formations de gauche s’étaient inscrites aux abonnés absents durant cette campagne des municipales. Reste aux membre de “La gauche debout” à donner rapidement une existence pérenne à leur “collectif” au risque de suivre la même destinée que feu “BAGA” (Brest à gauche autrement). A suivre...

10.03.2008

Résultats des élections municipales à Brest - 1er tour - 9 mars 2008

électeurs inscrits : 87872
Votants : 46623
Exprimés : 44929
"Blancs" (en % des votes exprimés)  : 3,63 %
Nuls : Pas de posibilité de voter nul dû au fait de l'utilisation imposée d'ordinateurs de vote opaques et invérifiables.

Participation : 53,06 %
soit un taux d’abstention de 46,94 %
41249 électeurs brestois ne sont pas allés voter au premier tour des élections municipales de 2008.

Liste "Brest en marche"
20573 voix - 45,79 % des suffrages exprimés
se maintient pour le second tour.

Liste "Ensemble, ambitieux pour Brest"
9446 voix - 21,02 % des suffrages exprimés
se maintient pour le second tour..

Liste Pellicano
5234 voix - 11,65 % des suffrages exprimés
se maintient pour le second tour.

Liste "Pour Brest la gauche debout"
4037 voix - 8,99 % des suffrages exprimés

Liste "Brest au coeur"
3869 voix - 8,61 % des suffrages exprimés

Liste "ouvrière et socialiste"
1030 voix - 2,29 % des suffrages exprimés

Liste Lutte Ouvrière
741 voix - 1,65 % des suffrages exprimés


=> Résultats par bureaux de vote lors du premier tour à Brest (9 mars 2008).
Elections cantonales : seuls les cantons Brest Centre et Brest Bellevue sont renouvelés cette année.

medium_mav_democratie_en_danger.png
Actuellement signatures !

Pétition disponible sur le site internet Ordinateurs-de-vote.org
Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur

08.03.2008

Comment contester l'utilisation des machines à voter

En 2004, l'usage d'ordinateurs de vote opaques et invérifiables a été imposé sans débat par la municipalité aux électeurs et électrices brestois.

Afin d'exprimer (encore une fois !) en toute légalité votre désaccord avec cette régression démocratique et revendiquer votre souhait du retour à Brest au vote papier avec urnes transparentes, il vous est proposé un modèle de lettre à remettre aux président-e-s de votre bureau de vote et à joindre au procès-verbal du scrutin.

Modèle de lettre type à télécharger :

- Document au format .RTF ou au format .PDF

Vous pouvez reprendre le texte ci-dessous ou l’adapter :

=============
[Prénom, Nom]
[Adresse]
29200 Brest

Brest, le 09 mars 2008


Elections municipales et cantonales - 1er tour


Bureau de vote de Brest numéro [numéro]


Contestation de l'utilisation de machines à voter


Monsieur le Président du Bureau de vote,
Madame la présidente du Bureau de vote,


Mon bureau de vote est équipé d’une machine à voter.

J’ai toujours voté jusqu’à présent avec des bulletins en papier dans des conditions qui donnaient satisfaction.

Aujourd’hui je n’ai pas eu la possibilité de voter avec un bulletin papier comme je le souhaitais.

Avec cette machine, rien ne me permet de vérifier que les votes sont enregistrés correctement. Le contrôle visuel et la possibilité de recomptage qui existaient avec le dépouillement des bulletins papiers ne sont plus possibles.

Il m’est demandé de faire confiance à une technologie que je ne connais pas, et qui est maîtrisée par une société informatique à laquelle je ne souhaite pas déléguer la transmission de mon vote.

Je souhaite revenir à l'organisation d'un vote avec bulletin "papier", avec la possibilité de vérifier simplement la validité du scrutin au moment du dépouillement.

Je vous demande de faire figurer cette demande au procès-verbal de l’élection.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, Madame la Présidente, mes sincères salutations,


Signature


=============

Les présidents et assesseurs des bureaux de vote connaissent cette démarche et prendront cette lettre qu’ils joindront au procès-verbal de votre bureau de vote. Il est conseillé la plus grande courtoisie lors de votre remise de lettre. Perturber le bon déroulement d’une élection reste répréhensible et n’engagerait que la responsabilité de son auteur.

- A lire aussi sur le site internet Ordinateurs-de-vote.org:
Action : élections municipales et cantonales 2008


medium_mav_democratie_en_danger.png
Actuellement signatures !

Pétition disponible sur le site internet Ordinateurs-de-vote.org
Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur

01.02.2008

Radotage démocratique

Alors que des “progressistes” brestois se satisfont de la fin du contrôle citoyen dans le processus électoral introduit par l’utilisation d’ordinateurs de vote opaques et invérifiables, un peu de recul géographique semble un tant soi peu pertinent. Pour mieux appréhender localement les finalités d’un débat qui dépasse nos frontières, je me permets de vous faire partager l’opinion d’un américain résidant en Suisse à qui il a été demandé d’apporter son regard sur les élections américaines....

Lire la suite...

09.01.2008

Voix d’eau dans la campagne (1)

La question de la gestion de l'eau est une question d'orientation politique majeure qui ne peut être secondaire à Brest et de fait demeure désormais un sujet pivot de la campagne des municipales de mars 2008 que certains esprits limités auraient voulu restreindre de façon populiste à un "pour" ou "contre" le tramway de la majorité sortante. Si la fin du contrat liant la collectivité à l'entreprise privée Véolia est prévue en 2012, le choix politique qui modifiera éventuellement le mode de gestion communautaire sera pris en 2010. Le prochain conseil communautaire aura à se prononcer sur l'une des possibilités possibles : reprise d'une gestion en régie directe par la collectivité, gestion via une société d'économie mixte publique/privée qui serait alors créée, ou gestion déléguée à une entreprise privée comme c'est le cas depuis 1987.

S'il avait fallu attendre que les communistes brestois finissent de digérer leur consommation de dinde, chocolats et autres confiseries de fin d'année (voir "Echanges et initiatives" No 47 - janv/fev 2008), pas sûr que le débat sur l'avenir de la gestion de l'eau à Brest aurait été abordé lors de cette campagne électorale. L'on comprend aisément l'importance pour les brestois de connaître avant mars prochain le postionnement sur ce dossier des différentes listes se présentant aux municipales de 2008.

Divers points de vue ont été déjà mis en avant par les différentes listes.

S'exprimant au nom de la liste UMP, Laurent Prunier a déjà affiché sa préférence pour une gestion privée, BMO n'étant pas à ses yeux la mieux placée pour gérer l'eau. Cela étant, il renvoi le débat à après les municipales en mettant en avant la nécessité d'évaluer le système actuel tout en associant la population s'inspirant ...d'une suggestion du communiste Maxime Paul. Laurent Prunier rejette d'office l'idée d'une SEM (société d'économie mixte) : "...une usine à gaz où les responsabilités se diluent... cela reviendrait à faire pareil [qu'une gestion privée], tout en faisant croire que l'on fait autrement.".

Pour l'ex élu UMP Fortuné Pellicano qui présente une liste indépendante suite à son exclusion de son ancienne formation, la préférence irait à une gestion mariant privée et public via une gestion par une SEM.

Le MoDem reste assez discret sur son positionnement. Mickaël Cabon souhaite aborder la question du meilleur rapport entre prix et service rendu. Les membres du MoDem brestois entendent "...mettre sur la table, le moment venu, tous les éléments du débat afin que les meilleures décisions soient prises."

Les membres de la liste "Pour Brest, la gauche debout" affichent clairement "leur volonté de revenir à une gestion publique directe de l’eau, dès la fin du contrat avec Veolia en 2012, et de le négocier avant son échéance".

Cette volonté de revenir à une gestion publique de l'eau est partagée par la liste que souhaite présenter le Parti des Travailleurs.

Le positionnement de la liste de gauche plurielle menée par François Cuillandre est plus que confuse. La préférence des socialistes brestois porterait sur une gestion via une société d'économie mixte public/privée. Cependant François Cuillandre n'est pas "chaud" pour s'exprimer sur le sujet quatre ans avant la fin du contrat avec Véolia. Pour François Cuillandre "...l'important c'est la qualité et le prix de l'eau, pas le mode de gestion. Les brestois se moquent de savoir qui gère le réseau d'eau" (réunion de bilan - 22/11/2007). Pour le PCF, BNC, UDB/Frankiz Breizh et les Verts associés aux socialistes, c'est un autre son de cloche. Ils ont déclarés publiquement lors de la séance du conseil communautaire de Brest Métropole Océane du 14 décembre 2007 via une annonce commune leur souhait pour un "retour à la maîtrise publique donnant à la collectivité l’opportunité de rebâtir un vrai service public local de l’eau, pour une production et une distribution à coût maîtrisé, dans une approche du développement soutenable et au service de tous !". Calculette en main, les brestoises et les brestois noteront tout de même que, quels que soient les sujets proposés en délibération des conseils communautaires qui suivront l'échéance de mars prochain, les signataires de cet appel demeureraient encore minoritaires en nombre face à leur allié socialiste en cas de victoire de la liste Cuillandre aux prochaines élections municipales. La liste de la majorité sortante aura intérêt à clarifier le positionnement quelle souhaite défendre dans son programme qui sera présenté aux électeurs brestois. Une proposition mi-figue mi-raisin de leur part ou un renvoi du débat à l'après municipales ne pourraient être longtemps très crédibles alors qu’en qualité de membres de la majorité municipale sortante, ils avaient été particuliérement privilégiés depuis sept ans pour étudier les tenants et aboutissants de l’échéance qui se présente en 2012 en ce qui concerne le dossier de la gestion de l'eau à Brest.

Pour mémoire, il est bon de rappeler que la privatisation du service de l'eau à Brest en 1987 par la municipalité de droite de l'époque ne s'était pas faite sans résistances. Les socialistes brestois s'étaient exprimés pour le maintien en régie par la collectivité.

===========

Lors du débat public organisé le 13 décembre 2007, les représentants du PC, BNC, Verts et régionalistes avaient indiqué vouloir peser sur le programme municipal de la liste "Brest en marche" menée par les socialistes pour modifier la partie sur l'eau. Les faits ont montré le peu d'influence qu'ils ont pu avoir sur le positionnement de la liste de la majorité sortante sur ce dossier. L'attitude collégiale de la liste "Brest en marche" fut au final de "noyer le poisson" en renvoyant le débat à l'après échéance électorale de mars 2008.


Autres articles sur le même sujet sur Brestmunicipales2008


Aller plus loin :

- Brest-eau-publique.net

- Association S-eau-S

- Le guide du citoyen élu pour un service public de l'eau

- Coordination nationale des Associations de Consommateurs d'Eau


Revue de presse

- Gérard Borvon. « Pour l’eau la régie directe s’impose ! »
Télégramme - mardi 5 février 2008

Toutes les notes