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16.03.2008

François Cuillandre élu maire de Brest

numéro un

Commentaires

Vous aurez bien sûr noté que j'ai publié ce dessin humoristique par anticipation. Il reste bon à rappeler que les électeurs élisent dans un premier temps un conseil municipal. Dans un second temps, ce sont les membres de ce conseil municipal qui désigne le maire et ses adjoints à bulletin secret et à la majorité absolue.

Ecrit par : Chris Perrot | 17.03.2008

Comme on vous sait fin analyste des élections brestoises, on ne doute pas que le résultat soit celui que vous prévoyez !

Ecrit par : Thierry | 19.03.2008

Ben, monsieur Fayret, vous évoquez je suppose le choix de la nouvelle majorité municipale. A moins qu'au dernier moment les élu-e-s "Brest en marche" fasse le choix de désigner M. Prunier comme maire de Brest. Là, j'ai quelques doutes tout de même en la matière.

Je ne suis pas si fin analyste que cela. Je n'avais pas présenti un si fort taux d'abstention à Brest pour cette élection municipale.

Ecrit par : Chris Perrot | 19.03.2008

"La vengeance est un plat qui se mange froid"

Je suppose que nombreux sont les militants brestois, qui se restaurent aujourd'hui de sandwichs et autres crudités.

Je suis tombé sur un article de Môsieur Jean-Yves Cabon publié sur son blog le 19/03/2008 : " Un cas de fraude électorale a semble-t-il été découvert à Perpignan. Un président de bureau de vote a été surpris avec des bulletins du candidat UMP dans ses chaussettes.
Pourquoi reprendre cette info largement relayée par les médias et sur la blogosphère,ici ou là ou encore là?
Juste pour souligner qu'un quarteron d'individus a pollué nos blogs pendant toute la première partie de la campagne municipale à Brest sur le thème : il faut abandonner le vote électronique et revenir aux bons vieux bulletins parce qu'avec des urnes transparentes il n'y a pas de risque de fraude."
Source : http://cabondavy.over-blog.com/archive-03-19-2008.html

Il est dommage qu'un tel point de vue ne ce soit pas exprimé plutôt dans la campagne.
A ce jour il passe pour une opinion refoulée. Sans doute interdite d'expression, pour raison stratégique, au moment de la campagne, mais que son auteur n'a pu taire plus longtemps. Un peu comme un bovin ruminant une herbe folle et indigeste trop longtemps, se décide, enfin, à la recracher.

Ce propos illustre, à mon avis, l'opinion que certains se font de leurs contradicteurs et la volonté de les mettre au pas.

La technique de communication est simple elle s'attaque à l'image de marque :
- minimiser
- ridiculiser
- personnaliser

A titre illustratif voici synthétisée cette expression : "Ils ne sont que quatre (minimiser), ils n'argumentent pas mais polluent (ridiculiser), je pourrais vous en dire long sur ces trublions... (personnaliser)."

Cette vision tient plus de la cécité que de la clairvoyance. Vieille technique elle à pour défaut de remettre la problématique au coeur du débat.

En communication il existe un autre axe : la notoriété.
"parlez de moi en bien ou en mal, mais parlez de moi !"

Et à ce jeu il me semble que l'opération est réussie. Si la rue "Portzmoguer" continue le débat sur les machines à voter, c'est qu'il est toujours d'actualité. Il qu'il est urgent d'éteindre un foyer de contestation, avant que l'incendie ne se propage.
Quant à l'affaire des "chausettes de Perpignan" elle prouve une fois de plus qu'une fraude avec des urnes transparentes est visible et détectable.

La rue "Portzmoguer" semble frappée du sydrome des vainqueurs : rejet du débat démocratique, discrédits des opinions divergentes. Et nous dévoile ces ressentiments, sa personnalité sous un jour que nombre de brestois ne connaissent pas. Cette assurance affichée devrait, selon un processus démocratique normal, aboutir à un scrutin référendaire local sur l'utilisation ou non des machines à voter. Mais l'issue de cette aventure n'est pas certaine. Donc les machines s'imposent par le discrédit des opposants. C'est faire bien peu de cas d'une pétition de plus de 102 000 signatures (le 20/03/2008) et de l'expression publique de personnes qui ne sont pas rémunéres pour ce faire.
Enfin l'opacité sur les machines à voter demeure toujours, les arguments avancés pour leur utilisation ne sont pas des plus pertinents et ne convaiquent personnes

Le débat sur les machines à voter n'est pas un épiphénomène de campagne électorale. Mais révèle un questionnement plus profond : qu'elle confiance acordons-nous à nos décideurs, qui élus se replient sur eux-même ?

Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 20.03.2008

Très bonne analyse.

Les techniques utilisées rue "Portzmoguer" (je vais m'appropriée la formule) sont éculées. Cela reste tout de même un bon matériel d'observation.

Ecrit par : Chris Perrot | 20.03.2008

Le vote électronique est une porte ouverte à la fraude électorale généralisée et indétectable.

Le vote électronique par machines à voter est possible en France depuis fin 2003 dans les communes de plus de 3500 habitants si elles en font la demande. Fort heureusement jusqu'en février 2008 moins de 100 ont fait le pas. Ce qui suit vous permettra d'avoir une idée de ce qui pourrait nous arriver.

Une machine à voter est un ordinateur exécutant un programme dont personne ne peut vérifier l'honnêteté car il est couvert par le secret industriel.

Si la machine a été programmée pour devenir malhonnête "sur demande" puis effacer toute trace de ce changement de comportement, personne ne pourra ni s'en rendre compte, ni en apporter la preuve devant les tribunaux puisque tout est dématérialisé.

Si un nombre important de machines sont "modifiées" très en amont (par exemple avec la complicité d'une personne travaillant chez le fabricant) on peut supposer que la tentation sera grande d'établir une liste secrète de mots de passe uniques pour chaque machine permettant à un électeur complice de donner à une machine l'ordre de se mettre à tricher jusqu'à un éventuel contre-ordre ou bien jusqu'à la fin du scrutin.

Attention, je ne dis pas que la fraude papier n'existe pas. La différence entre la fraude papier et la fraude électronique est que la première laisse des traces et est difficilement généralisable, alors que la seconde est facilement généralisable et ne laisse pas de traces si elle est "bien" faite. La fraude papier a toujours existé, et lorsqu'il sera possible de frauder avec l'informatique la fraude ne disparaîtra pas bien au contraire... En voici la démonstration :

L'informaticien qui travaille chez le fabricant n'aura aucune difficulté pour trafiquer les machines avant qu'elles sortent de l'usine ou bien à l'occasion d'une visite de maintenance en mairie. S'il ne travaille pas chez le fabricant, l'informaticien devra se procurer une machine, comprendre comment elle fonctionne, concevoir et écrire un programme similaire (mais trafiqué) et avoir des complices (par exemple des personnels de mairie) pour accéder à la machine pendant quelques minutes afin de remplacer le programme original par son programme trafiqué. Certains modèles de machines à voter peuvent être modifiés à l'aide d'un micro-ordinateur (PC) que l'on connecte à la machine à voter pendant le transfert du programme trafiqué. D'autres modèles peuvent être trafiqués en les ouvrant pour remplacer une puce avant de le refermer. Une fois ces "formalités" accomplies, la recette pour frauder peut être vendue à n'importe quel candidat souhaitant tricher dans un bureau de vote équipé d'une machine trafiquée.

Comme chaque machine à voter a un numéro de série unique, l'informaticien demande au candidat de lui donner les numéros de série des machines qui devront reconnaître l'ordre de se mettre à tricher. L'informaticien calcule alors pour chaque numéro de série le code secret qui permettra à la machine de reconnaître l'électeur complice. Comme ce code secret dépend du numéro de série de la machine, il ne fonctionnera que sur la machine correspondante. L'informaticien s'assure de cette façon l'exclusivité de la vente des codes secrets qui fonctionneront avec le modèle de machine qu'il aura trafiqué.

Passons maintenant aux détails pratiques. Comment un électeur complice du candidat malhonnête peut-il taper un code secret sur une machine à voter ? Réponse : en faisant semblant d'hésiter entre plusieurs candidats avant de valider son choix avec le candidat qui bénéficiera par la suite du coup de pouce.

Comment éviter que la triche ne soit détectée ? Réponse : en respectant les règles élémentaires suivantes :

1) ne jamais "bourrer" une urne mais se contenter de "détourner" au profit du candidat malhonnête et seulement de temps en temps (par exemple une fois sur dix) une voix accordée à un autre candidat (tout en affichant les choix originaux des électeurs pour que ceux-ci n'en sachent rien).

2) bien "choisir" les candidats victimes (ceux dont la machine devra détourner une partie des voix); ceci peut être fait de façon très habile si on détourne les voix de candidats dont les électorats sont habituellement susceptibles de se reporter vers le candidat malhonnête.

Comment communiquer à la machine le nom du candidat victime ? Par exemple en choisissant son numéro juste avant celui du candidat à favoriser.

Comment éviter que les résultats ne soient trop différents de sondages ? En trichant juste un peu mais pas trop ou alors en achetant des sondages...

On voit donc que la généralisation des machines à voter permettrait très facilement de faire basculer les résultats d'une élection, et accessoirement de faire la fortune de quelques informaticiens peu scrupuleux.

Il y a des gens malhonnêtes dans toutes les professions. Pourquoi prendrions nous le risque de laisser à des informaticiens, des experts, des huissiers, ou des personnels de mairie le soin d'assurer la sécurité des machines et la vérification de leur bon fonctionnement ?

Vérifier que pour chaque candidat l'appui sur le bouton de son numéro provoque l'affichage du nom du candidat est une chose, vérifier que la machine est honnête en est une autre.

Tout citoyen doit être en mesure de vérifier lui même que les bulletins de vote de son bureau de vote sont tous pris en compte et comptés correctement; et pour cela le code électoral n'impose à personne de faire confiance à des tiers (surtout si ce sont des informaticiens, experts, représentants d'un parti, élus, huissiers, employés de mairie) ni à une machine.

Certains fabricants de machines à voter ont cru (ou ont essayé de faire croire) que l'impression d'un ticket remis à l'électeur au moment du vote avec le nom du candidat choisi pouvait rassurer les électeurs et les mairies. Cette pratique, qui n'est d'ailleurs pas prévue par la loi, est très dangereuse car :
a) la "preuve" de vote n'a aucun intérêt puisqu'en cas de demande de vérification il faudrait demander à tous les électeurs de rapporter les tickets pour les mettre dans une urne classique afin de les compter manuellement (en espérant qu'il n'y ait pas de faux ticket);
b) cela permet à des candidats de proposer de fortes sommes d'argent aux électeurs qui apporteront les tickets prouvant qu'ils ont "bien" voté.

De même, l'adaptation des machines à voter pour qu'elles soient équipées d'imprimantes et/ou de lecteurs optiques est une arnaque : quel électeur accepterait d'appeler le président du bureau de vote pour expliquer qu'il a appuyé sur le bouton de son candidat mais que le bulletin qui s'imprime ne correspond pas ou bien qu'il y a eu "bourrage papier" pendant l'impression ?

L'utilisation des machines introduit d'ailleurs une discrimination insupportable entre les électeurs qui seront en mesure (ou penseront l'être) de se convaincre que la machine est fiable (sans erreurs de programmation), honnête (le programme ne sait pas tricher) et inviolable (la machine est à l'abri de toute tentative de piratage) et l'électeur lambda.

De plus, le recours à des spécialistes pour l'exercice du droit de contrôle de la régularité d'un scrutin est illégal car selon le code électoral tout citoyen doit pouvoir s'assurer de lui même du bon déroulement des scrutins, et ceci sans qu'il n'ait besoin d'avoir des connaissances particulières.

Enfin, si les citoyens acceptaient de déléguer à des tiers le soin de vérifier qu'une élection est régulière, quelle serait la responsabilité de ces tiers en cas de mauvaise appréciation voire de malversations ?

Le vote papier est aujourd'hui le seul moyen permettant de s'assurer que dans la très grande majorité des bureaux de vote il n'y a pas de fraude, et que dans les bureaux de vote où il y en aurait elles seraient facilement détectées.
Heureusement l'émargement n'a pas encore été supprimé. Je n'ai jamais manqué un seul scrutin. Mais si on nous fait avaler une nouvelle modification du code électoral sensée renforcer la sécurité des scrutins pour relancer la prolifération des machines à voter, je crois que je voterai blanc.

Avec les machines à voter les électeurs sont dépossédés de leur droit car ils n'ont plus les moyens de s'assurer de la sincérité des résultats. Tandis qu'avec le vote papier même un enfant de 10 ans est capable de contrôler la régularité d'un scrutin.

Même si la très grande majorité des communes ne sont pas encore passées au vote électronique, il est essentiel que tous les électeurs manifestent leur attachement à l'urne transparente et aux bulletins papier afin que le vote électronique soit interdit à tous les scrutins politiques et professionnels. Il s'agit de la démocratie, pas d'un jeu télévisé. Je préfère attendre plusieurs heures pour avoir un résultat (même si je dois participer au dépouillement) plutôt que d'avoir un résultat instantanément mais dont personne ne peut savoir s'il est sincère.

J'encourage les électeurs qui seraient tentés de ne plus voter de se donner la peine de le faire (même si c'est pour voter blanc) afin que personne ne puisse prétendre que la politique n'intéresse plus les citoyens.

Aux électeurs privés de bulletin papier et indécis, je suggère qu'ils soutiennent les candidats qui ont pris des engagements pour (au moins) suspendre le vote électronique.

Merci de signer (et faire connaître) la pétition pour le maintien du vote papier :
www.votepapier.com

Le site voteelectronique.info est également une bonne adresse à visiter (et à faire connaître).

Au fait, comment en sommes nous arrivés là ? Quelques explications complémentaires pour les électeurs qui ne seraient pas encore assez inquiets :

1) Le vote par machine à voter est bien apparu en 1969 mais il s'agissait de machines mécaniques et le code électoral avait été modifié par une Loi débattue au parlement comme il se doit. Par contre, fin 2003 c'est un arrêté (donc sans débat au parlement) qui a sensiblement modifié le code électoral afin d'assimiler le vote électronique au vote par machines à voter. Entre 2004 et 2006 peu de communes ayant fait le pas, très peu de citoyens étaient au courant.

2) La législation prévoyait bien de nombreux garde-fous pour le vote électronique (avec notamment 114 exigences techniques) mais cela ne sera jamais suffisant pour garantir la transparence exigée par le code électoral actuel.
Le fabricant doit certes faire appel à un testeur (une entreprise agréée et indépendante) pour monter le dossier d'agrément de sa machine, mais comme c'est le fabricant qui paye le testeur et qu'il peut décider à tout moment de régler ce qu'il lui doit puis mettre fin à la procédure de tests, les testeurs qui seraient trop pointilleux perdraient vite tous leurs clients puisque les fabricants chercheraient d'autres testeurs moins regardants.
Une électrice a bien demandé à voir le dossier de tests, mais le fabricant et le testeur lui ont répondu que "la communication [au public] des dossiers de tests compromettraient la sécurité des scrutins". Estimant à juste titre que si le testeur avait lui même accès à ces informations, il n'y avait aucune raison pour qu'elle même ne puisse y avoir accès; elle a réussi à obtenir satisfaction mais pour cela elle a du aller en justice !
Et là le dossier de tests a révélé que de nombreux points n'étaient pas conformes mais n'avaient pas empêché le testeur de conclure que l'exigence était vérifiée! Quelques exemples pour le modèle le plus répandu en France :
a) le double dispositif électronique d'authentification a été remplacé par deux clés de boîte aux lettres. Dupliquer un transpondeur (comme ceux que l'on trouve dans la plupart des clés de voiture) n'est pas simple, alors que dupliquer clé mécanique est à la portée de n'importe qui pouvant se rendre à une boutique "clé minute".
b) la machine doit comporter une horloge interne qui doit pouvoir être réglée avant le début du scrutin et qui doit permettre l'impression des tickets avec l'heure juste et nom l'inscription manuscrite de l'heure. Mais la machine n'a qu'un chronomètre et ne peut donc même pas mémoriser avec un vrai horodatage les évènements anormaux qui pourraient survenir et que la machine doit en principe mémoriser pour l'impression en fin de scrutin du journal des incidents.
c) le "boîtier audio" obligatoire est considéré par les fabricants comme facultatif. Or le code électoral est formel : l'agrément n'est valable que si une déclaration de conformité s'applique. Mais ces dernières stipulent bien que la machine doit être équipée du boîtier audio. A ce sujet, les fabricants expliquent aux mairies qu'elles peuvent mutualiser quelques boîtiers audio pour toutes les machines à voter si elles demandent aux mal-voyants de bien vouloir "prendre rendez-vous" pour voter. Au handicap les mairies sont donc incitées à ajouter l'humiliation des mal-voyants qui doivent désormais solliciter les mairies pour que le boîtier audio soit installé pour leur passage. C'est ignoble.

3) Les arguments fallacieux des fabricants : simplicité, rapidité du dépouillement, possibilité d'exploiter les résultats (de façon d'ailleurs tout à fait illégale car non prévue par la loi) en insérant les "urnes électroniques" (qui ne sont en fait que de petites boîtes semblables aux mémoires des clés USB) dans des lecteurs reliés à des micro-ordinateurs (PC) exécutant des logiciels qui font de jolis graphiques qu'on affiche sur écran géant pendant la consolidation des résultats... tout cela accompagné d'un tissu de mensonges concernant la sécurité (prétendue) et, comble absolu, l'affirmation selon laquelle les machines à voter ne seraient que de simples compteurs géants mais en aucun cas des ordinateurs! Tout cela paraissait si moderne que certaines mairies ont cru qu'il s'agissait d'un progrès.

4) La difficulté qu'ont/avaient généralement les assesseurs à trouver des bénévoles pour le dépouillement des scrutins traditionnels et le faible attrait que représente cette phase d'un scrutin ont fini de convaincre certaines mairies de passer au vote électronique. (Remarque: tous ceux qui ont participé à un dépouillement savent qu'on peut y rencontrer des gens très sympatiques.)


La mobilisation a grandi très lentement, si bien que les pouvoirs publics ont cru qu'elle ne prendrait pas son envol. Même si depuis février 2008 une circulaire (sans valeur juridique) recommande aux préfectures de ne plus accorder de nouvelles autorisations (pour le moment) et que, pour les communes déjà autorisées, la location doit être préférée à l'achat de machines supplémentaires, rien n'est encore gagné car les groupes de pressions sont puissants et peuvent faire changer la loi. Que risquerait-on si la mobilisation s'essoufflait ?

a) les politiques n'auraient aucun poids face aux groupes de pression.

b) la campagne de désinformation (notamment à l'aide d'articles commandés dans certaines revues informatiques) prétendant que les machines répondent bien aux exigences s'intensifierait pour discréditer ceux qui demandent une transparence totale.

c) le code électoral pourrait être dénaturé afin que l'actuelle exigence de transparence soit remplacée par un simulacre de contrôle citoyen. Ceux qui prétendent que les machines à voter respectent le code électoral feront tout pour nous convaincre qu'il faut adapter le code électoral aux nouvelles technologies et non le contraire, et ceci afin de priver les contestataires de tout moyen d'action légal.

Pétition pour le maintien du vote papier
http://www.votepapier.com/

Une conférence jeudi 27 mars 2008 à 18h30 à Paris :
http://www.arts-et-metiers.net/musee.php?P=222&id=306&cycle=86&lang=fra&flash=f

Ecrit par : Frederik B. | 24.03.2008

Une photo du vote pour l'élection du Maire de Brest :

http://accel23.mettre-put-idata.over-blog.com/0/21/41/03/conseil-municipal-de-Brest-22-mars-2008/IMG_5653--320x200-.JPG


Source : http://cabondavy.over-blog.com/article-17985469-6.html#anchorComment

Question : "Mais où sont passées les machines à voter ?"

Décidément à Brest nous ne sommes pas à une contradiction prêt !

Conernant le texte précédent il m'anque un point :
- Est-il possible de recouper le vote d'un électeur avec l'heure de son passage à l'urne ?
En d'autres termes : " Dites moi quand vous avez voté, je vous dirais pour qui !"

Enfin un complémént d'information concernant les machines à voter : en 2003 le bureau Veritas certifie les recommandations sur le plan technique du Ministère de l'Intérieur. Le groupe Veritas (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_Veritas ) est propriété de Wendel Investissement à 99,9 % (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wendel_Investissement ).

Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 25.03.2008

Vu la photo à l'adresse : http://accel23.mettre-put-idata.over-blog.com/0/21/41/03/conseil-municipal-de-Brest-22-mars-2008/IMG_5653--320x200-.JPG

... et en plus l'urne n'est même pas transparente.

Le lecteur aura noté que nos nobles élu-e-s restent assis à leur place et que c'est l'urne qui vient à ceux.

Oyez, oyez peuple brestois, voilà l'affirmation du "progrès" que nous propose déjà la nouvelle majorité municipale.

Et Michel Briand et les Verts qui ne contesteront même cette urne opaque.

C'est le début de la fin... non dédiou...

Ecrit par : Chris Perrot | 25.03.2008

- Est-il possible de recouper le vote d'un électeur avec l'heure de son passage à l'urne ?
Seul le fabricant peut répondre puisque le logiciel est confidentiel.
Ceci dit, même si le fabricant prétend qu'il n'est pas possible de tracer les votes, rien ne prouve qu'il dit vrai puisqu'il s'agit d'une boite noire.
En effet, il est tout a fait possible que l'urne électronique contienne toutes les informations nécessaires au rapprochement entre les numéros de passage (et/ou l'heure de passage) et les sens des votes.
De plus, des logiciels sachant exploiter (sur PC) ces informations pourraient être vendus discrètement par les fabricants (ou leurs amis) à quelqu'un ayant accès à l'urne électronique et souhaitant vérifier que les électeurs dont il a pu acheter les voix ne l'ont pas trahi.
Et même dans l'hypothèse optimiste ou l'urne ne permettrait pas un tel rapprochement, des chercheurs ont démontré qu'avec du matériel électronique d'écoute (champs électromagnétiques) il est possible (avec certains modèles de machines) de détecter jisqu'à 75 mètres les signaux qui transitent entre le "clavier", le "coeur" de la machine et l'écran.
Enfin, il est tout à fait possible qu'avec une certaine manipulation par l'assesseur qui contrôle la machine (par exemple avec un appui prolongé sur un bouton) il soit possible d'btenir pendant une fraction de seconde (après validation) l'affichage furtif (sur l'écran de contrôle de l'assesseur) d'un pixel à une position qui permette d'identifier le sens du vote...

Ecrit par : Frederik B. | 25.03.2008

L'on comprend pourquoi de nombreux informaticiens rejettent les solutions de vote électronique actuellement proposées en France car ne permettant pas d'apporter les garanties de scrutins démocratiques.

Il faudra bien que les élus zélés qui ont imposés ces systémes de votation opaques et invérifiables l'admettent une fois pour toute.

A refuser les évidences c'est prendre véritablement ses concitoyens pour des imbéciles.

Ecrit par : Chris Perrot | 26.03.2008

Il est possible de capter certaines informations qui circulent entre l'écran et les reste de l'ordinateur à partir d'une pièce voisine. (cf. expériences de Rop Gonggrijp)

Le programme, dans sa version installée, ne conserve pas d'information de date associée aux votes (heureusement !). Si le programme est modifié, il peut sans peine faire des choses bien pires que simplement noter les dates de vote ...

Ecrit par : Christophe Osswald | 26.03.2008

Une caricature. Je ne parle pas du beau dessin. Je parle de ce blog.
Où l'on dénonce le fait que JYC diffuse une information (l'histoire des chaussettes) après que l'événement qu'elle relate a eu lieu. Demain, grâce à Petillon, nous aurons le journal d'après-demain dans les kiosques.
Où l'on se demande pourquoi on préfère faire passer une huissière dans les rangs pour voter plutôt que prendre un quart-d'heure à chacun des 10 votes qui ont eu lieu de cette façon. Demandez à l'huissière si elle préfère se déplacer dans les rangs et être chez elle pour midi un samedi ou bien si elle préfère rester derrière une urne et y passer la journée!
Je vous encourage, M. Perrot, malgré tout, à continuer à faire part aux Brestois et à leurs représentants de vos analyses toujours brillantes

Ecrit par : PierKa | 28.03.2008

L'histoire des "chausettes" montre bien l'intérêt d'un contrôle citoyen des dépouillement des scrutins électoraux. Par opposition le peuple n'a aucun moyen de déceler une éventuelle "bidouille" volontaire ou un dysfonctionnement du programme des ordinateurs de vote.

Quand à l'urne utilisée pour ce scrutin municipal, j'ai lu dans le Courrier du Léon que cette anecdote avait aussi amusé la journaliste qui a relaté l'élection du maire par les conseillers municipaux.

Ecrit par : Chris Perrot | 02.04.2008

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