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28.02.2008

Aléas du marketing direct (3)

Après les épisodes 1 et 2, voilà que le feuilleton continue autour de la communication par la Ville de données nomminatives à la liste “Brest en marche” contre facturation comme le précisait le socialiste Marc Coatanéa en réponse à Monsieur Le Suavet, conseiller de quartier (Brest-Lambézellec). Madame Debeir, elle aussi conseillère de quartier (Brest-centre) exprime son point de vue sur le sujet dans le Télégramme du 28/02/2008. L'intéressée s'offusque qu'il puisse avoir débat autour de la communication du fichier des membres des conseillers de quartier considérant ces derniers comme des "interlocuteurs privilégiés" de par leur statut trouvant "tout à fait normal qu’à ce titre, les conseillers de quartier soient destinataires des programmes des candidats en lice" s'autorisant un début de polémique politicienne "droite/gauche" pour appuyer son propos.

il est bon de rappeler que le débat de fond n'est pas d'évaluer la pertinence de l'envoi ou non par les listes en lice de leur propagande aux actuels conseillers de quartier mais bien de savoir si une collectivité peut communiquer les coordonnées des membres des Conseils de quartier brestois. Cette communication doit se faire avec l'aval des personnes présentes sur cette liste, ce qui n'aurait pas été fait par la collectivité. A noter que déclarer à la CNIL un fichier ou un traitement de données personnelles reste une obligation légale.

La Direction de la proximité de la Vile de Brest qui gére les communications à l'attention des conseillers de quartier n'aurait JAMAIS donné ce fichier à qui que ce soit, ni encore moins ne l'aurait vendu. L'on peut aujourd'hui comprendre l'embarras qui accompagne cette polémique. Monsieur Coatanéa, membre de la liste menée par le maire sortant affirmait que "...les destinataires sont issus d'un fichier d'adresses qui a été acheté auprès des services de la mairie. Cette liste [...] est à disposition de l'ensemble des candidats qui souhaiteraient s'en servir, et son achat pour l'envoi du programme a fait l'objet d'une facture."


Il serait difficile pour la Ville d'évoquer une éventuelle confusion entre la communication du fichier des membres des conseils de quartier avec celui des électeurs brestois. Jusqu'aux dernières nouvelles, l'appartenance associative des électeurs ne pouvant légitimement figurer dans une telle base de données. Alors gros mensonge de Monsieur Coatanéa ? Fuites au sein même de la mairie ? La suite au prochain épisode.

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