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26.12.2007

Pas de tête de liste pour “La gauche debout”

Traditionnellement les listes mettent en avant une personnalité pour mener leur campagne électorale des municipales. Pour casser avec la routine et sortir du jeu de la personnalisation de la joute électorale, les antilibéraux de “La gauche debout” ont choisi une autre voie assez originale, ne pas mettre en avant une personnalité en particulier mais choisir quatre porte parole. Ces quatre porte parole se partagent donc les quatres premières places sans qu’une dominance hiérarchique soit mise en place. Il est intéressant à noter que, pour la première fois à Brest, c’est une femme qui occupe le premier rang de la liste. Façon d’affirmer l’orientation féministe que “La gauche debout” souhaite entre autre défendre durant cette campagne des municipales.

Le “club” des quatres porte parole de la “Gauche debout” se composent de :

- Céline Mandon, 34 ans,technicienne au conseil général du Finistère
- Benoist Deschamp, 38 ans, ingénieur
- Bahar Jamshidi, 35 ans, Infirmière au CHU
- Erwan Quélennec, 28 ans, ouvrier imprimeur

Inconnus du grand public, les quatre porte paroles ne sont pourtant pas des novices de la militance locale. Céline Mandon, et Benoist Deschamp furent ces dernières années membres de la section locale de l’association ATTAC et s’investirent en 2005 dans la campagne du “Non” lors du référendum à la constitution “Giscard”. Ils font en outre parti des initiateurs de cette liste aux côtés de deux ex-membres de feu BAGA (Brest à gauche autrement). Bahar Jamshidi est connue pour sa militance au sein de l’association “Rien sans elles”. Quand à Erwan Quélennec, il était candidat de la LCR sur Brest-Rural lors des élections législatives de 2007. Il avait obtenu en juin dernier 2,74 % des voix exprimées sur la circonscription (3,77% sur la partie brestoise). LCR qui soutient financièrement cette liste.

Commentaires

Ce qu'il y a de marrant avec les anti libéraux, c'est qu' ils n'arrivent jamais à se mettre daccord entre eux. La seule exception à la règle, ça remonte au référendum sur la constitution européenne. Leur grande victoire électorale qu'ils partagent avec le FN. Les présidentielles les ont remis à leur place. Même pour les municipales, ils ne sont pas foutus de s'entendre sur une tête de liste.

Ecrit par : mico | 27.12.2007

Y aurait il un projet municipal là dessous ? Un programme ou quelque chose comme ça ?. Ou peut être vaut il mieux ne pas en parler, des fois qu'on serait capables de s'entendre sur quelque chose. Non, les promesses électorales, c'est un truc de droite pour abuser de la confiance des prolétaires. La gauche, elle avance debout vers des lendemains qui chantent.

Ecrit par : mico | 27.12.2007

Mettre la gauche antilibérale au même plan que le FN est un peu osé comme comparaison. Par contre, je partage votre avis comme sur la division des "anti-libéraux" brestois. Les municipales auraient été le rendez-vous pour proposer une liste menée par tous ceux et celles qui avaient refusés de constitutionnaliser au plan européen des politiques ultras libérales. Au niveau de la visibilité cela aurait été plus cohérent.

Il reste clair qu'en politique l'on ne peut tenir différents discours en fonction que le niveau du débat soit local, national, européen ou en fonction des échéances électorales. Les choix des élu-e-s locaux s'avérent de moins en moins innocents de sens dans une société où l'on donne plus en plus d'importance au marché qu'à l'humain ou à la justice sociale.

Quand au choix de la "Gauche debout" de choisir des porte-parole, cela peut s'expliquer par leur souhait de ne pas personnaliser l'échéance municipale pour privilégier le fond de leur programme. Cependant ils ont intérêt à comprendre rapidement que la politique c'est d'abord des hommes et des femmes à qui l'on confie une délégation. Avant de faire confiance à quelqu'un, il faut le connaître. De fait, innévitablement, les militants de la "Gauche debout" seront contraints à accepter la régle... au risque à devoir se coucher dès le premier tour.

Quoiqu'il en soit, tout laisse à penser que la liste "La gauche debout", au même titre que celle du MoDem brestois, contribuera à élever le niveau des débats et sortir des éternels chicayas stériles que nous proposaient jusqu'à présent les socialistes et l'UMP brestois.

Ecrit par : Chris Perrot | 27.12.2007

Je ne compare pas le FN et la gauche antilibérale. Je fais seulement remarquer que sans les voix de l'extrême droite, le NON ne l'aurait pas emporté. Quand ils nous rappellent depuis 2005, leur victoire électorale, je me permet d'objecter que cette heure de gloire éphémère est aussi celle de Jean Marie Le Pen, de Mélanchon et de Fabius... Si on les écoutais aujourd'hui, ce sont les idées d'extrême gauche qui auraient triomphé de la constitution Giscard. La réalité est moins glorieuse et la suite encore plus affligeante. Ce qui caractérise le plus cette gauche, c'est son incapacité à se rassembler pour donner une alternative crédible.

Ecrit par : mico | 27.12.2007

Il est bon de rappeler qu'en 2005, l'on n'était pas confronté à une élection mais à un référendum sur une question précise : valider ou non un texte qui aurait eu valeur constitutionnelle au niveau européen. Personnellement j'avais répondu "non" à cette question car il m'apparaissait inadmisible de donner une valeur constitutionnelle à des politiques qu'elles furent dites "de gauche" ou de "de droite".

Vous parlez "d'alternative crédible". En manière de rédaction d'une constitution, la voie démocratique est de la définir par le peuple qui doit resté souverrain. Ce que l'on constate aujourd'hui c'est que notre gouverment, avec le soutien du MoDem, des Verts et du PS, souhaite valider par le parlement le "traité de Lisbonne" qui ne fait que reprendre un contenu refusé par le peuple français. Qui se moque de qui ? Où est l'alternative quand le jeu démocratique est pipé ?

Ecrit par : Chris Perrot | 27.12.2007

"Pas de tête de liste" ne signifie pas un désaccord entre les participants (qui se traduirait par "pas de liste") mais la volonté de présenter honnêtement la composition de la liste.

On ne votera pas, les 9 et 16 mars, pour un homme ou une femme avec 54 supplétifs, mais pour un groupe de 55 conseillers municipaux. Malheureuseument, 55 personnes ne tiennent facilement ni sur une affiche, ni dans un article...
Ils ne sont donc ici que quatre.

Mais il n'y a qu'un seul programme. Certains éléments en sont déjà disponibles sur http://www.brestgauchedebout.org/ et d'autres suivront bientôt, au rythme de leur validation.

Ecrit par : Christophe | 28.12.2007

Christophe Osswald,

J'espére que votre liste a aussi réfléchi au scénario d'une potentielle victoire de "La gauche debout" à cette élection. A mon sens c'est bien d'avoir une idée de la personne qui sera désignée pour occuper la fonction de maire de Brest au soir du deuxième tour. Serait-ce la porte parole inscrite en première position de votre liste qui aurait cette responsabilité ? A moins que seule l'hypothèse d'un éventuel accord technique avec le Parti Socialiste au deuxième avait été au coeur de vos réflexions ? Cela aurait été décevant de votre part. Aujourd'hui, les électeurs et électrices sont informés que ce scénario a déjà été rejeté par François Cuillandre. C'est peut être au final une bonne chose pour apprécier chaque projet au regard de leurs contenus.

Ecrit par : Chris Perrot | 28.12.2007

le PCF qui fut votre compagnon de route lors de la campagne du référendum européen en 2005, ne fait pas partie de "La gauche debout". Quand aux socialistes, ils ont clairement annoncé qu'ils ne vous donneront pas de strapontin. Vous ne voyez pas que vous êtes dans l'impasse ?.

Ecrit par : mico | 28.12.2007

Monsieur Mico,

A titre personnel j'assume de ne pas être copain avec les actuels élus communistes brestois bien que je me suis aussi opposé au projet de Constitution "Giscard". Quand aux socialistes et un éventuel strapontin alimentaire, il faudrait déjà que mon nom figure sur une liste en compétion pour prétendre renoncer à mes convictions sous prétexte de satisfaire une ambition personnelle. A moins d'avoir été inscrit ici ou là à l'insu de mon plein gré, il apparaîtrait que vous soyez mal informé. Je reste à votre disposition pour vous apporter les éléments pour vous tenir informé de mon actualité militante. Les invectives personnels ne contribueront pas à élever le débat ni donner du crédit à la liste que vous soutenez.

Bien cordialement,

Ecrit par : Chris Perrot | 29.12.2007

Au dépouillement, ce ne sont pas les copains, que l'on compte, mais les électeurs. Je ne suis ni l'un ni l'autre et je me garde bien de soutenir une liste. Je fais constater simplement que l' impasse politique dans laquelle se complait "La gauche debout" ne mène à rien.

Ecrit par : mico | 29.12.2007

Trois éléments de réponse :

Si "pour Brest, la gauche debout !" remporte les élections, c'est bien celle qui est inscrite en première position - Céline Mandon - qui sera maire. Si à l'issue du premier tour notre liste est la première des listes de gauche, c'est bien une fusion où Céliine Mandon sera tête de liste que nous proposerons à la ou les autre-s liste-s de gauche.

Si François Cuillandre, à l'issue du premier tour, est en tête de la première des liste de gauche et refuse la fusion, il oblige donc la gauche debout à se maintenir au second tour. Il met en péril sa propre réélection.
Quel que soit son discours actuel, il pourra toujours se raviser au soir du 9 mars ; le revirement sera d'autant moins difficile que l'affirmation aura été peu martelée. Et ne pas se raviser sera innecceptable tant pour les électeurs de gauche brestois que pour les "partenaires" de la liste Cuillandre.

Quant à la campagne du NON en 2005, il n'y a pas eu campagne commune, ni argumentaire semblable, entre le non de gauche et le FN. D'autres membres de l'actuelle majorité municipale y ont pris part, comme BNC et le PCF, et même des militants socialistes, mais non brestois. Nous regrettons que ces partis, qui ont participé l'an dernier aux 150 propositions des collectifs unitaires (http://www.cequenousvoulons.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=2) soutiennent aujourd'hui le PS brestois dans une démarche incompatible avec celles-ci.
L'unité se construit sur les idées avant de se faire sur les organisations. Le PS dont la seule unité est la promesse de futures victoires électorales locales sans le moinde socle programmatique est le meilleur exemple de la vacuité d'une organisation politique sans idées. Notre unité programmatique progresse bien, et n'a cessé de progressé depuis cette victoire de 2005, malgré la dispersion des candidatures de 2005.
Cette année, il n'y qu'une seule liste dont le programme reflète ces positions, là où les trois "B" le faisaient en 2007.

Ecrit par : Christophe Osswald | 11.01.2008

Christophe Osswald,

Concernant un éventuel refus d'une fusion de la liste menée par François Cuillandre avec une autre liste au second tour, cela n'est pas à mettre au conditionnel mais à considérer comme une certitude. L'on voit mal aujourd'hui François Cuillandre et ses compagnons de route se contredire au soir du 9 mars pour une simple raison d'intérêt arithmétique. Trop de mots ont été dis de part et d'autre.

Maintenant c'est aux électeurs brestois de gauche de faire leur choix entre les orientations proposées par les différentes listes : orientation libérale socialiste de François Cuillandre ou réaffirmation de la notion de service public affirmé par la gauche antilibérale.

Quand à Céline Mandon, elle est l'une des quatre portes-parole de la liste "Gauche Debout" ou bien elle est la chef de file de cette liste ? A entendre tout et son contraire je n'arrive plus à suivre le discours de "la Gauche debout" à ce sujet. L'on ne peut être à la fois refuser toute individualisation de la liste pour le suggérer ensuite.

Voir :
http://gesb.infini.fr/spip/spip.php?article53

Quand aux 150 propositions des collectifs unitaires avancées l'an dernier, y a t-il moyen de les rendre disponibles sur votre site internet de campagne ?

Ecrit par : Chris Perrot | 11.01.2008

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